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30.04.2020

Le COVID-19 menace les Emplois, la Santé et le Cadre de Vie des Travailleurs Namibiens

La Secrétaire Générale du Syndicat des Travailleurs de la Métallurgie et des Industries Connexes de Namibie parle de la fête du travail à l'époque du virus.

Image: Justina Jonas, MANWU of Justina Jonas

La pandémie de corona et les ripostes des gouvernements visant à « aplatir la courbe » ont de graves conséquences pour les luttes quotidiennes des travailleurs sur tout le continent. Juste avant la fête du travail, Bastian Schulz, Directeur du Trade Union Competence Center de la Fondation Friedrich Ebert en Afrique, a engagé la camarade Justina Jonas, Secrétaire Générale de MANWU, le Syndicat des Travailleurs de la Métallurgie et des Industries Connexes de Namibie, dans un débat sur la situation actuelle en Namibie et les stratégies de MANWU pour représenter efficacement les intérêts de ses plus de 6 500 membres.

Bastian Schulz, FES TUCC : Qu'est-ce que la pandémie de corona signifie pour vous et pour votre syndicat ? Qu'est-ce que cela signifie pour vos membres et vos travailleurs en général ?

Justina Jonas, MANWU : Le Corona virus est à l’origine d’énormes risques pour les emplois des travailleurs, leur santé et leur milieu de vie ; il en est de même au niveau syndical et dans tous les secteurs que nous organisons. A ce jour, nous avons déjà reçu des informations de deux entreprises qui souhaitent licencier des travailleurs en raison de la pandémie - cela affectera environ 50 travailleurs. Le Ministère du Travail est actuellement en train de consolider les données relatives aux licenciements causés par le COVID-19. Au moment où nous parlons, les cas de malades de COVID-19 sont toujours de 16 avec sept cas de guérison rapportés.

Comment évaluez-vous les réponses du gouvernement namibien et des gouvernements d'Afrique australe en général ?

Le gouvernement namibien a bien réagi et a dévoilé un plan de relance de 8,1 milliards de Namibian dollars comme fonds COVID-19 destinés aux chômeurs y compris des subventions salariales et des fonds pour assister les employeurs et le secteur de la santé. La Commission de la Sécurité Sociale de la Namibie a également annoncé un plan de relance COVID-19 pour une subvention salariale sur trois mois et une assistance au secteur informel. Au niveau de la Southern African Development Community, je pense que les gouvernements font également de leur mieux, le pays épicentre étant l'Afrique du Sud en ce moment. Nos prières vont aux personnes touchées et nous saluons la classe ouvrière qui est au premier plan de l'épidémie.

Que doit faire la main-d'œuvre organisée pour améliorer la situation des travailleurs namibiens ?

Nous devons de toute urgence engager les employeurs pour nous aider à travers la négociation collective pour atténuer les pertes d'emplois et éviter les licenciements, nous pensons que si les employeurs et les employés se tiennent par la main pendant cette période, plus d'emplois peuvent être sauvés. Le Gouvernement, par l'intermédiaire du Ministère du Travail, des Relations Industrielles et de la Création d'Emplois, a donné une directive sur le travail concernant le COVID-19 relative au règlement portant sur l'état d'urgence. Nous avons toutefois noté que de nombreux employeurs ne se conforment pas aux directives. Par conséquent, nous devons appliquer des stratégies pour amener les employeurs à la table de négociation.

Avec quel type d'employeurs traitez-vous ? Conglomérats internationaux ou petites entreprises namibiennes ? Et comment réagissent-ils différemment aux défis ?

Les petites et moyennes entreprises (PME) peinent à payer leurs employés sur une base mensuelle et à assurer une santé et une sécurité adéquates à leurs employés et aux travailleurs en général. Par conséquent, pendant cette période, de nombreux travailleurs des PME ne seront probablement pas payés en raison de la pandémie.

Pour les multinationales, la situation est légèrement différente car elles ont plus de pouvoir financier et d'économies. Cependant, nous constatons que certaines de ces multinationales profitent de la situation. Elles sont en mesure de payer leurs employés, mais forcent les travailleurs à utiliser leurs jours de congé annuel sans même les consulter. Certaines multinationales versent aux travailleurs la moitié du salaire et d’autres paient entre 50% et 75% des salaires des employés. Certaines multinationales menacent les travailleurs de licenciement s'ils n'acceptent pas les mesures qu'ils leur proposent.

Quelle est la situation des travailleurs du secteur informel ? Et qui représente leurs intérêts ?

Le secteur informel est actuellement plus vulnérable que jamais, principalement en raison des restrictions imposées par le gouvernement qui rendent difficile, voire illégal, le fonctionnement du travail dans le secteur informel. Les commerçants informels qui ne fournissent pas de services essentiels perdent actuellement des revenus. Après un lobbying réussi auprès de la Commission Tripartite par le biais du Ministère du Travail, le secteur informel a réussi à obtenir une aide financière de la Commission de la Sécurité Sociale pendant le confinement. Par ailleurs, le gouvernement a déployé des subventions de revenu d'urgence dont de nombreux commerçants informels bénéficient également.

Au niveau de MANWU, l’année dernière, nous avons entamé la discussion visant à organiser le secteur informel. Cette année, nous voulons faire des recherches pour mieux comprendre les défis auxquels ces travailleurs sont confrontés, mais aussi pour avoir une idée de la taille et de la forme du secteur informel en Namibie, en espérant que nous pourrons obtenir un financement pour cette importante recherche.

Comment vos propres syndicats essaient-ils d'influencer les débats politiques et les conflits autour des effets à court et à long terme de la pandémie ?

Notre campagne en ligne soutenant la directive sur le travail relative au COVID-19 publiée par le ministère vise à rappeler aux employeurs à faire montre d'humanité vis-à-vis de leurs employés qu'ils traitent actuellement comme s’ils ne sont pas des êtres humains. A ce jour, nous avons atteint plus de 5 000 personnes dans un pays où l'accès à Internet est problématique pour la population active, et avec seulement environ 300 000 emplois dans l'économie formelle.

Le fait de siéger dans la Commission Tripartite du Ministère du Travail, des Relations Industrielles et de la Création d'Emplois chargé de COVID-19 nous donne l'occasion de lutter pour l'intérêt de nos membres. L'industrie de la construction est l'une des plus durement touchée par le confinement dû au COVID-19. L'industrie compte environ 34 000 travailleurs et la majorité d'entre eux toucheront soit la moitié du salaire ou soit aucun salaire du tout. Par conséquent, nous devons nous assurer que notre engagement auprès du gouvernement et notre participation générale aux débats politiques profitent en fin de compte à nos membres, afin qu’ils ne soient pas renvoyés chez eux sans salaire.

Comment utiliserez-vous la Fête du Travail pour faire pression sur les employeurs afin qu'ils respectent également la négociation collective en temps de crise et pour mettre en œuvre les directives du travail du gouvernement ?

Dans le cadre de notre Centrale Nationale (Union Nationale des Travailleurs Namibiens), nous avons élaboré notre déclaration de la Fête du Travail ainsi que des stratégies autour des actions proposées pour la journée. Les principales exigences de MANWU sont de sauver autant d'emplois que possible, afin que les employeurs respectent le principe de la négociation collective pendant la pandémie de COVID-19 et cessent de prendre unilatéralement des décisions au nom des travailleurs. Nous exhortons également notre Gouvernement à mettre un accent particulier sur les questions économiques et sociales liées au COVID-19 au niveau national et à veiller à ce que les travailleurs soient représentés dans tous les organes de décision créés par le gouvernement. L'impact de COVID-19 est principalement ressenti par les travailleurs en tant que générateurs de revenus et, par conséquent, leurs intérêts doivent être correctement représentés.
 

Justina Jonas est la Secrétaire Générale du Syndicat des Travailleurs de la Métallurgie et des Industries Connexes de Namibie (MANWU).


Section Afrique

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