Accord de Cotonou

L’Accord de Cotonou constitue l’une des pierres angulaires de la politique commerciale et de développement de l’UE et il est particulièrement vital pour le destin de l’Afrique. En effet, de cet instrument juridique dépend l’avenir politique et économique des pays africains, leur intégration régionale, leur poids dans les systèmes multilatéraux ainsi que leurs relations avec leurs principaux partenaires commerciaux et bailleurs de fonds, tels que l’UE et les États-Unis d’Amérique.

L’Accord de Cotonou constitue un document juridique qui lie l’Europe et l’Afrique dans une perspective à long terme. Signé le 23 juin 2000 à Cotonou au Bénin, cet Accord déterminera les relations ACP–UE au moins jusqu’en 2020. Il couvrira plus de cent états: les 27 états de l’UE élargie et les 79 pays ACP (de l'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique). Parmi les 79 pays ACP, 48 sont des pays africains.

Les deux parties se sont engagées à promouvoir le développement économique, social et culturel des états ACP, ainsi qu’un environnement politique démocratique et stable. Le non-respect de cet Accord a des conséquences pour les deux parties.

Le respect des droits de l’homme constitue un élément fondamental déclaré des relations ACP-UE (Article 9). Cet engagement sans équivoque offre aux citoyens africains une base juridique supplémentaire de revendication de leurs droits politiques et sociaux.

Le nouvel Accord de Partenariat s’inspire des Conventions de Lomé I à IV, arrivées à expiration, lesquelles remontent à 1975 et prévoyaient la coopération au développe-ment et les préférences commerciales en faveur des anciennes colonies des états membres de la CE.

L’Accord de Cotonou restructure substantiellement les relations entre le groupe ACP et les pays de l’UE: