Actualité
Protectionnisme déguisé
17.03.10
L’Union européenne vient de donner un nouveau coup de vis à l’exportation des fruits et légumes des Acp vers son territoire, en exigeant ce qu’elle appelle des « normes éthiques et environnementales ». Après les normes sanitaires et de qualité que l’on peut bien comprendre, ces nouvelles exigences viennent d’ajouter une brique au mur de protectionnisme que l’Ue dresse pour freiner les produits du Sud mais en le camouflant sous le terme générique de normes. Que signifie pour un producteur de chez nous « tenir compte du commerce équitable et éthique et respecter l’environnement » ?
Communiqué de presse de l'UE sur le processus de sortie de crise en Guinée
16.03.10
Une délégation de l’Union européenne (UE) s’est rendue à Conakry les 11-12 mars derniers pour une mission de suivi suite au coup d’état du 23 décembre 2008. Elle a été conduite par le Directeur adjoint pour l'Afrique sub-saharienne au Ministère des Affaires Etrangères d'Espagne, représentant la présidence de l'UE, M. Guillermo Lopez Mac-Lellan, et par le Chef d’Unité à la Direction Générale du Développement de la Commission européenne, M. Filiberto Ceriani Sebregondi.
La mission entre dans le cadre la décision du Conseil de l'UE du 27 juillet 2009 relative à la conclusion de la procédure de consultation avec la République de Guinée au titre de l’article 96 de l’accord de partenariat ACP-UE. Cet accord, qui lie les pays ACP et l’UE, prévoit à son article 96 une procédure de consultation en cas de violation de ses éléments concernant les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’état de droit.
EXPORTATION DE FRUITS ET LEGUMES DANS L’UNION EUROPÉENNE : Des normes éthiques et environnementales pour les ACP
13.03.10
Après le respect de l’hygiène et des conditions sanitaires dans la Phase 1 du PIP (2001-2009), les producteurs et exportateurs devront faire face aux critères du commerce équitable et du respect de l’environnement pour pouvoir espérer exporter fruits et légumes dans les marchés européens.
Les producteurs et exportateurs horticoles des Acp et particulièrement ceux du Sénégal devront faire face aux nouvelles exigences du consommateur européen. Pour pouvoir exporter dans le marché européen, il faut désormais tenir compte du commerce équitable et éthique et être respectueux de l’environnement. Ce sont les principales recommandations faites, hier, par l’équipe du Programme Initiatives Pesticides (Pip), au cours de l’Atelier sur l’accès à la phase 2 (2010 2014). Ce programme de coopération, financé par l’Union européenne, est principalement destiné à l’appui technique à la filière d’exportation des fruits et légumes ACP-UE.
Le soutien de l’UE a l’intégration régionale en Afrique : une vision partagée
12.03.10
Motivée par sa propre expérience des cinquante dernières années, l’Union européenne (UE) soutient depuis longtemps l’intégration régionale dans le monde entier, notamment dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), où les initiatives en faveur de l’intégration régionale ont connu une extension continue, tant sur le fond que sur la forme. Si l’expérience de l’UE reste un point de référence pour les initiatives d’intégration régionale au sein des ACP et d’autres régions, l’UE n’encourage pas, dans ce domaine, une approche unique et identique pour tous. En ce qui concerne les pays ACP, l’UE apporte ainsi un soutien adapté aux priorités, au rythme, et aux méthodes identifiées par les pays de la région conformément à leur propre agenda en matière d’intégration.
Communiqué de la présidence de l'UE relatif à la mission des 11 et 12 mars 2010 en Guinée
10.03.10
Dans le cadre du suivi du respect des éléments essentiels de l'Accord de Cotonou, une mission de l'Union européenne est attendue à Conakry du 11 au 12 mars 2010 pour évaluer l'état d'avancement de la feuille route de la transition proposée par les autorités guinéennes dans le cadre des consultations menées au premier semestre de l'année 2009 au titre de l'article 96 de cet accord.
L'accord de Cotonou signé entre l'Union européenne et les pays ACP dont la Guinée est membre, comprend un volet politique dans lequel les signataires s'engagent à respecter les droits de l'homme, les principes démocratiques et l'Etat de droit, considérés comme éléments essentiels de l'accord. L'article 96 de l'accord stipule qu'en cas de manquement à ces éléments essentiels, des consultations sont ouvertes entre les deux parties. Des mesures appropriées sont prises si aucune solution acceptable par les deux parties n'est trouvée aux manquements constatés à l'issue de ces consultations.
Augmentation des exportations en fruits et légumes
10.03.10
Les exportations sénégalaises en fruits et légumes ont connu, entre 2004 et 2009, ‘’une pente ascendante’’, a déclaré mardi à Dakar, Abdoulaye Ndiaye, chef de division à la direction de la protection des végétaux.
‘’Les exportations sénégalaises en fruits et légumes suivent un cours normal. On a eu un bond. Nos exportations sont passées de 15.000 tonnes en 2004, à 32.000 tonnes en 2009. Ce qui veut dire qu’effectivement, nous sommes sur une pente ascendante’’, a-t-il notamment indiqué.
M. Ndiaye s’exprimait en marge de l’atelier de lancement de la deuxième phase du Programme initiative pesticide (PIP), géré par l’Association interprofessionnelle d’exportateurs et d’importateurs de la filière horticole Afrique Caraïbes Pacifique (COLEACP).
Lancement de la phase de reconstruction en Haïti: la Commission déploie une première enveloppe de 100 millions d'euros pour la reconstruction des bâtiments publics, des écoles et des routes ainsi que pour une assistance technique
05.03.10
Le commissaire européen chargé du développement, M. Andris Piebalgs, a annoncé aujourd'hui que 100 millions d'EUR allaient être débloqués pour soutenir les actions de reconstruction en Haïti. Cette somme sera utilisée pour la reconstruction des bâtiments publics et des infrastructures majeures de l'État, pour l'octroi d'un appui budgétaire visant à aider le gouvernement à maintenir des dépenses essentielles telles que le paiement des salaires, pour la reconstruction des écoles et le renforcement du système éducatif, pour la consolidation de la route principale qui entoure Port-au-Prince, pour l'amélioration des capacités de protection civile et pour l'octroi d'une assistance technique. Ces besoins prioritaires ont été convenus avec le gouvernement haïtien. Cette première enveloppe sera versée d'ici le mois de mai.
Election présidentielle du 4 mars 2010 au Togo
04.03.10
Le Comité des ambassadeurs ACP suit avec attention et confiance les préparatifs de l’élection présidentielle prévue au Togo le 4 mars 2010, en en mesurant toute l’importance non seulement pour le Togo, mais également pour l’ensemble du Groupe ACP qui sera le théâtre de nombreuses consultations populaires dans le courant de cette année 2010.
Le Comité des ambassadeurs formule le vœu que le scrutin du 4 mars se déroule de manière paisible, transparente et crédible. A cet effet, il exhorte toutes les parties prenantes togolaises et en particulier les candidats en lice, à avoir en point de mire l’intérêt suprême de la nation togolaise et à faire en sorte que la présente élection confirme l’ancrage des processus démocratiques au Togo et serve de modèle dans l’espace ACP.
Une nouvelle décennie pour la paix et la sécurité en Afrique
04.03.10
Dans le cadre de l'Année de la paix et de la sécurité en Afrique, 2010 marquera un tournant de la coopération euro-africaine dans ce domaine essentiel pour l'avenir du continent.
Sous les auspices de l'Union africaine, l'Afrique a beaucoup progressé au niveau des enjeux de la sécurité. Toutefois, le continent reste accablé par des conflits sanglants et des troubles civils dans des pays comme le Soudan, le Zimbabwe, la Somalie et la République démocratique du Congo. Voilà pourquoi l'Union africaine a proclamé 2010 l'Année de la paix et de la sécurité en Afrique.
"Les conflits armés en Afrique font des milliers de victimes chaque année, entraînent des catastrophes humanitaires, anéantissent les moyens de subsistance de citoyens ordinaires et empêchent le développement économique durable", a déclaré Ramtane Lamamra, le commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine. "2010 sera une année chargée de défis. Même si le nombre de conflits violents a sensiblement diminué ces dernières années grâce à la détermination et aux efforts collectifs de l'Afrique, un nombre beaucoup trop élevé de pays africains restent coincés dans un cercle vicieux de conflits, avec les conséquences meurtrières qui en découlent."
L’UE est en retard sur ses promesses d’aide: de nouveaux objectifs contraignants sont nécessaires, selon CONCORD
04.03.10
Les prévisions d’aide au développement pour 2010 publiées aujourd’hui par l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) montrent que l’Union européenne ne pourra pas tenir ses promesses d’aide. L’objectif collectif de l’UE pour 2010 correspond à 0,56 % du RNB européen. Les Etats membres s’y sont engagés en 2005. Il s’agit d’une étape nécessaire pour atteindre l’objectif des Nations Unies, soit 0,7% du RNB d’ici 2015, afin de financer les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Malgré la crise économique, il n’y a pas eu de réductions d’aide dans tous les Etats membres: la Belgique, l’Espagne et la Grande-Bretagne ont fait d’importants progrès. La France et l’Allemagne, au contraire, ont vu leur niveau d’aide stagner à respectivement 0,46% et 0,40% de leur RNB, alors que ces pays représentent 37% du RNB de l’UE. Ce qui témoigne d’un manque réel de volonté politique1.
Le PIP en tournée dans les pays ACP
04.03.10
Entre les mois de mars et juin, le PIP se rendra dans plusieurs pays ACP pour lancer la nouvelle phase du programme. Lors de chaque atelier le champ d'intervention et les modalités d'accès au programme seront présentés.
L'équipe du PIP répondra à toutes les questions et sera également disponible après les ateliers pour rencontrer individuellement ceux qui souhaiteraient un échange plus approfondi ou solliciteraient un appui du programme. Ces ateliers sont ouverts sur invitation aux partenaires et aux bénéficiaires potentiels.
Les ateliers se tiendront :
Encouragement des réformes engagées au plan interne par le Zimbabwe
02.03.10
Le Conseil des affaires étrangères a adopté des conclusions, le 22 février, concernant la situation au Zimbabwe et le renouvellement des sanctions imposées par l'UE en raison des progrès insuffisants réalisés par le pays dans ses réformes internes. Ces restrictions ne pourront être levées que lorsque des mesures concrètes auront été prises en vue de la mise en œuvre de l'accord sur le partage du pouvoir dit "accord politique global".
Les bananes de Jamaïque recevront une subvention de l'UE
23.02.10
La Jamaïque doit recevoir une nouvelle subvention de plusieurs millions de dollars de l'Union européenne (UE) par le biais du Programme de soutien au secteur de la banane. Demain, le Programme européen de soutien au secteur de la banane signera officiellement quatre projets de subventions supplémentaires par l’intermédiaire de la RADA (Rural Agricultural Development Authority). Ce qui portera à dix le nombre de contrats qui ont été sélectionnés dans le cadre du programme.
La BEI finance la réforme du sucre à Maurice
23.02.10
La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé qu'elle octroyait un prêt de 15 millions d'euros au producteur de sucre mauricien Omnicane, alors que le pays est confronté à l’arrêt des prix préférentiels accordés par l'Union européenne. Les entreprises sucrières de l'île située dans l'océan Indien cherchent de plus en plus à diversifier leurs produits et à réduire leurs coûts après que l'UE ait annoncé une diminution progressive de 36 pour cent de son prix garanti pour le sucre des ACP. Omnicane s'attend à ce que sa nouvelle usine de 200 millions $ produise 200 000 tonnes de sucre par an, ce qui représente environ 2/5 des exportations totales de sucre de Maurice, à ce qu’elle génère de l'électricité et produise de l'éthanol. Il fut une époque où le sucre était la base de l'économie mauricienne. Aujourd'hui, l'économie de près de 10 milliards $ s'est tournée vers le tourisme, les services bancaires extraterritoriaux et l'externalisation d'entreprises, bien que la canne à sucre couvre encore environ la moitié de l'île.
Efficacité de l'appui du FED à l'intégration économique régionale en Afrique de l’Est et de l’Ouest
23.02.10
La Cour des comptes européenne a évalué si l’appui du Fonds européen de développement (FED) à l'intégration économique régionale avait été efficace en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest, régions qui, ensemble, absorbent largement plus de 50 % du montant total des crédits alloués aux programmes régionaux du FED. La Cour a examiné l'approche de la Commission en la matière, sa gestion de l'aide octroyée ainsi qu'un échantillon de projets individuels. Elle estime en conclusion que, globalement, l’appui du FED à l'intégration économique régionale n’a été à ce jour que partiellement efficace, et cela à cause de plusieurs facteurs.
Le retard d’un accord commercial bilatéral fâche l’UE
23.02.10
Le retard qu’accuse la signature des accords de partenariat économique par les États membres de la Communauté d'Afrique orientale a suscité la colère de l'Union européenne. L'UE a décrit la situation comme intenable et contraire tant au droit de l'UE qu’aux règles de l’Organisation mondiale du commerce. D'après M. Timothy Clarke, chef de la délégation européenne en Tanzanie, l'accord doit être scellé rapidement. «Les pays ACP (Groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique) qui ont signé des APE bénéficient d'un libre accès aux marchés de l'UE mais ils ont aussi souscrit à des engagements juridiquement contraignants alors que plusieurs autres États et notamment des pays de la CAO, bénéficient du même libre accès sans engagement juridiquement contraignant », a déclaré M. Clarke. Les pourparlers, qui étaient destinés à établir les règles d'un engagement après l'expiration des accords antérieurs, ont abouti à une impasse en raison d'une objection à l'introduction par l'Europe de nouvelles questions liées au commerce.
La Commission européenne propose que l'UE soutienne l'interdiction du commerce international du thon rouge de l'Atlantique
23.02.10
La Commission européenne a proposé aujourd'hui que l'Union européenne fasse pression pour que l'interdiction du commerce international du thon rouge de l'Atlantique entre en vigueur dans le courant de l'année prochaine. La Commission est vivement préoccupée par le fait que la surpêche du thon rouge de l'Atlantique, largement imputable au commerce international, menace gravement les stocks de cette espèce. La proposition sera examinée avec les États membres afin de parvenir à une position commune de l'UE pour la prochaine réunion de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), qui se tiendra à Doha, au Qatar, du 13 au 25 mars 2010.
L'UE, l'ONU et les USA s'engagent à améliorer leur coordination en Haïti
19.02.10
Les trois principaux acteurs de la reconstruction d'Haïti suite au tremblement de terre, l'ONU, l'UE et les USA, se sont engagés à améliorer leur coordination pour une répartition des tâches plus efficace, après avoir assisté en tant qu'invités à une réunion informelle des ministres européens du Développement à la Granja de San Ildefonso (province de Ségovie).
Le plus urgent en ce moment est l'envoi de latrines, de tentes et de planches en plastique pour que plus d'un million d'Haïtiens ne soient pas à la merci des intempéries lors de l'imminente saison des pluies et d'ouragans, a rappelé le responsable de la mission de l'ONU en Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet.
5 raisons de suspendre les négociations sur les APE
19.02.10
L’Union européenne (UE) a lancé, en septembre 2002, des négociations commerciales avec 76 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Ces négociations seraient une réponse aux pressions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les régimes préférentiels accordés de longue date par l’Europe aux pays ACP. Des dispositifs non conformes, semble-t-il, aux règles de l’OMC et discriminatoires envers les pays en développement d’Asie et d’Amérique latine.
Une coalition africaine demande à l'UE de bloquer les ventes d'ivoire
18.02.10
Le 25 janvier, des nations africaines ont demandé instamment aux gouvernements européens de résister aux demandes de relancer les ventes légales d'ivoire et de protéger la population d’éléphants dans le monde. Des représentants de la Coalition pour l'éléphant d'Afrique, qui compte 17 pays, sont venus à Bruxelles pour demander un soutien après que la Tanzanie et la Zambie aient chacune demandé de nouvelles autorisations aux organismes de contrôle internationaux. «Nous demandons à l'Union européenne de déclarer clairement son appui au moratoire de neuf ans adopté en 2007 par la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES)», a déclaré aux journalistes le ministre kenyan de la forêt et de la faune, Noah Wekesa.
L'UE demandé à développer l'infrastructure du pays en vue de l'APE
17.02.10
Le Dr. Jonathan Aremu, consultant auprès du Marché d'investissement commun de la CEDEAO, a demandé instamment à l'Union européenne (UE) de s’engager clairement en faveur du développement d’une infrastructure au Nigeria avant que l'accord de partenariat économique (APE) ne soit signé. L'APE est un accord commercial qui est actuellement négocié entre l'Afrique de l’Ouest et l'UE dans le but d'ouvrir le marché d'Afrique de l’Ouest aux produits venus d'Europe. Aremu a déclaré que sans un développement de l'infrastructure du pays, il serait impossible de conclure les négociations de l'APE dans un futur proche.
Améliorer les APE pour faire face aux défis mondiaux actuels
17.02.10
L’Afrique subsaharienne a été durement touchée, d’abord par la crise alimentaire puis plus récemment par la crise économique et financière, et le continent doit maintenant faire face aux défis de l’adaptation au changement climatique. Dans ce contexte évoluant rapidement, les pays africains continuent de négocier les ambitieux Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne. Les APE - les réformes qu’ils pourraient nécessiter et les mécanismes qu’ils pourraient créer - auraient-ils fait une différence dans la capacité des gouvernements et des producteurs ACP à faire face à ces crises ? En d’autres termes, s’ils avaient été en vigueur et déjà mis en œuvre, ces accords auraient- ils pu fournir des instruments de politiques salutaires dans le contexte économique actuel? Le livre électronique publié récemment et intitulé «Updating EPAs to today’s global challenges» s’efforce de répondre à cette question[1].
Ce qu’il faut savoir à propos de l'APE provisoire du Ghana
17.02.10
Mabel D. Awuku, attachée de relations publiques au ministère du commerce et de l'industrie du Ghana, présente une vue d'ensemble des négociations de l'APE. Le commerce entre le Ghana et l'Union européenne a été régi par un régime commercial non-réciproque qui accordait des tarifs préférentiels aux produits ghanéens importés sur le marché de l'UE, entre 1975 et 2000 en vertu de la Convention de Lomé et, depuis 2000, conformément au dernier accord de partenariat de Cotonou. Cependant, le système d'échanges préférentiels prévu par l'accord de partenariat de Cotonou opérait sur la base d'une dérogation à l'Acte 1 du GATT qui obligeait les membres de l'OMC à adhérer au principe de non-discrimination. La dérogation a été accordée en 2002 pour une période de cinq ans se terminant le 31 décembre 2007.
Afrique orientale: accord APE - l'impasse sur les services persiste
17.02.10
Bien que la région ait conclu un accord sur l’accès au marché de l'Union européenne, des désaccords fondamentaux subsistent à propos du commerce des services. Le EastAfrican a appris que la question sera exclue de tout accord signé cette année étant donné que les pays veulent la traiter à un niveau bilatéral. Un accord de partenariat économique porte sur des règles en vertu desquelles les citoyens d'un pays peuvent vendre leur expertise dans le secteur des services d'un autre pays membre de l'Organisation mondiale du commerce. Julius Onen, secrétaire permanent auprès du ministère ougandais du tourisme, du commerce et de l'industrie, a déclaré au EastAfrican que Kampala signera cette année l'accord d'accès au marché et d'aide au développement mais qu’il ne signera pas d’accord global comprenant le commerce des services et d'autres questions délicates telles que les règles d'investissement et les marchés publics avant que les Européens «n’admettent que l'APE fait partie d'un accord plus ancien (Cotonou) qui reconnaissait que le monde en développement n'est pas égal à l'UE», a-t-il déclaré.
SACU: ‘les intérêts internes d'abord, les APE ensuite’
12.02.10
Il est impératif que l'Union douanière d'Afrique australe (SACU) progresse plus rapidement vers un alignement de ses activités internes avant la conclusion d'un accord de partenariat économique définitif avec l'Union européenne, déclare Jabulile Mashwama, ministre du commerce, des échanges commerciaux et de l'industrie. Des rapports affirment que l'UE estime que les négociations d'un APE pourraient être finalisées d'ici la fin de l'année s'il y a une «véritable volonté politique» d’arriver à un accord. Le groupe de négociation de l'APE, qui comprend le Swaziland, l'Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho, la Namibie, l'Angola et le Mozambique, devrait se réunir en interne à la mi-février avant de reprendre des négociations officielles avec l'UE.
La Commission justifie les préoccupations en matière de 'visibilité' à Haïti
12.02.10
La Commission européenne a déclaré qu'améliorer la visibilité de l'UE en tant que donateur humanitaire est une préoccupation secondaire par rapport à l'aide aux victimes du tremblement de terre à Haïti. La porte-parole de la Commission, Pia Arkenhilde, a déclaré mardi (28 janvier) à l'EUobserver que penser que l'UE tente de concurrencer les USA en termes d'image pendant les opérations de secours est un «parfait malentendu». «Participer à un concours de beauté dans une telle situation serait le comble du mauvais goût. La première priorité est de faire en sorte que l'aide arrive au bon moment chez les bonnes personnes », a-t-elle déclaré. « Mais il est évident que la visibilité fait partie de l'efficacité. Il est important que les bénéficiaires de l'aide sachent avec qui ils traitent, et le contribuable européen, les donateurs de l'aide, doivent voir les actions menées sur le terrain eu égard à leur engagement futur », a-t-elle ajouté.Le projet présenté par le politicien français, Michel Barnier, demande que la force européenne porte un uniforme caractéristique dans le cadre de mesures visant à en faire un acteur de premier plan dans le secteur humanitaire : «Cela comprend le drapeau européen suivi du logo 'Europe Aid' et du drapeau du pays de celui qui porte l’uniforme.» La visibilité à Haïti est une question qui suscite des chamailleries internes à Bruxelles, M. Barnier et les MPE français ayant récemment critiqué le Haut responsable des relations extérieures, Catherine Ashton, pour n'avoir pas planté le drapeau européen dans la zone du séisme.
Les députés demandent des mesures pour lutter contre la corruption
11.02.10
La lutte contre la corruption dans le monde est passée devant un parlement international, les législateurs exigeant des mesures énergiques pour lutter contre les paradis fiscaux dans les pays riches. Il y a aussi une résolution visant à empêcher les dirigeants corrompus des pays pauvres de planquer leur fortune acquise illégalement dans les paradis fiscaux existants. Les résolutions ont été débattues pendant une assemblée parlementaire conjointe composée de députés d'Afrique, des Caraïbes et des pays du Pacifique et au cours d’une réunion de l'Union européenne (ACP-UE) à Bruxelles. Le professeur Margaret Kamar, députée, dirige la délégation kenyane pendant la réunion qui veut pousser l'UE à aider les pays pauvres à se remettre de la récession mondiale. Les législateurs ont prôné des organes fiscaux et un pouvoir judiciaire forts dans les pays pauvres afin de réduire la fraude fiscale. L'augmentation des prix des produits alimentaires, les taux de chômage élevés et les niveaux de pauvreté en hausse ont aussi fait l'objet de discussions. Un projet de rapport publié sur le site Internet officiel ACP-UE précisait que les députés ont convenu de pousser les pays riches à honorer l'engagement de 100 milliards de dollars US (Sh7,6 trillions) par an qui doit aider les pays pauvres à gérer les effets du changement climatique.
Un million de dollars de l’UE-ACP pour la recherche sur l’igname
11.02.10
Le Programme science et technologie de l’Union européenne en faveur des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (EU-ACP) ,a dégagé une enveloppe d’un million de dollars pour la recherche sur l’amélioration de l’igname dans six pays africain, dont le Nigeria. Un communiqué publié lundi à Ibadan (sud-ouest du pays) par l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), indique que cet appui financier arrive à un moment où l’importance de l’igname pour réaliser la sécurité alimentaire en Afrique est de plus en plus réaffirmée.Le projet de recherche dénommé ‘Renforcement des capacités pour la recherche-développement sur l’igname en Afrique centrale et en Afrique de l’ouest’(SCYReC) vise à améliorer les capacités locales de recherche dans ce domaine”, a expliqué le communiqué. Selon l’IITA le projet devrait aider à trouver des solutions durables, à travers la science et la technologie, aux défis que posent cette culture et à exploiter au mieux son énorme potentiel en matière de sécurité alimentaire et de réduction de la pauvreté.L’institut devra exécuter le projet de recherche, en collaboration avec une équipe de partenaires nationaux, dans 13 institutions de recherche des six pays d’Afrique, notamment l’Institut national de recherche du Nigeria sur les tubercules, situé dans l’Etat d’Abia (sud-est du Nigeria).
Le sucre européen attend le feu vert de Bruxelles pour s’exporter
05.02.10
Au moment où le marché du sucre explose en raison de la faiblesse de la récolte de canne, les betteraviers européens ne peuvent pas exporter leur production excédentaire de sucre comme ils l’entendent. Un comble ! L’Europe est la seule région du monde qui enregistre cette année une production record de sucre. Une météo clémente a favorisé la culture et le rendement des betteraves. L’Union va donc produire un excédent de sucre, de plusieurs millions de tonnes, mais pour le moment elle ne peut en exporter qu’un million 350 000 tonnes, la limite fixée par l’organisation du marché sucrier.
Zimbabwe : Le Zimbabwe appelé à retarder la mise en oeuvre de l'accord de partenariat avec l'UE
05.02.10
La Confédération des industries zimbabwéennes (Confederation of Zimbabwe Industries ou CZI) a appelé le gouvernement de son pays à renégocier la date de mise en oeuvre de l'Accord de partenariat économique (APE) conclu avec l'Union européenne (UE) pour attendre que l'industrie du pays ait davantage amorcé son redémarrage. Le président de la CZI, Joseph Kanyekanye, a expliqué que l' industrie zimbabwéenne restait fragile et qu'il était peu probable qu'elle ait suffisamment redémarré pour être en mesure de supporter la concurrence des produits européens d'ici 2013, rapporte mercredi l'agence New Ziana.
Ce pays a signé en 2008 un APE provisoire aux termes duquel il a accepté d'ouvrir au moins 45% de ses marchés aux produits d' Europe d'ici 2013, et d'augmenter cette part à 80% d'ici 2022.
Intervention d’Harlem Désir sur le partenariat UE-ACP 2010
05.02.10
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues,
je voudrais, à mon tour, féliciter Mme Joly pour son travail, pour le rapport, pour également avoir pris en compte les apports du groupe socialiste et démocrate et, même si nous avons de nouveau déposé des amendements, nous nous reconnaissons dans la résolution qu’elle a présentée.
Pour notre groupe, le partenariat entre l’Union européenne et les pays ACP s’inscrit dans un engagement historique, qui doit garder toute sa spécificité, qui ne doit pas être banalisé, même par la nécessité de certaines mise en conformité, par exemple avec les règles de l’OMC. Nous tenons à ce que ce partenariat préserve notamment la cohérence de l’ensemble des politiques de l’Union – politique commerciale, politique budgétaire – avec les objectifs de développement, mais aussi de promotion de la paix, de la sécurité et de la démocratie et des droits de l’homme dans les pays ACP.
L'Assemblée parlementaire ACP rend hommage au Secrétaire général sortant
01.02.10
Les parlementaires participant à la 19ème session de l'Assemblée parlementaire des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ont rendu hommage au Secrétaire général sortant, Sir John Kaputin, pour les services exceptionnels qu'il a rendus à l'Organisation. Dans son dernier discours devant l'Assemblée ACP, Sir John a loué les efforts déployés par les parlementaires pour la promotion de la bonne gouvernance, avant d'évoquer les questions qui se posent entre les ACP et leurs homologues européens. L'hon. Charles Milupi, Président de l'Assemblée ACP et Coprésident de l'APP, a décrit Sir John comme un "altruiste" qui a servi l'APP et le Secrétariat ACP avec dignité. Pour sa part, l'hon. Joseph Mugambe (Ouganda) a déclaré que Sir John Kaputin restera connu pour le calme et la sérénité dont il a fait preuve lors des réunions ACP.
L'Assemblée pa rlementaire ACP exprime sa sympathie à Haïti à la suite du tremblement de terre
01.02.10
Lors de sa 19ème session tenue à Bruxelles, l'Assemblée parlementaire des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) a exprimé sa plus profonde sympathie au peuple et au gouvernement haïtiens à la suite du tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010.
Dans son intervention, l'hon. Charles Milupi, Président de l'Assemblée ACP et Coprésident de l'Assemblée parlementaire ACP-UE, a également invité la communauté internationale à maintenir son engagement aux côtés d’Haïti au moment où ce pays aborde la phase de reconstruction.
Il a déclaré que Haïti se trouvera bientôt confronté à un défi encore plus grand, à savoir la réhabilitation des infrastructures et des services sociaux détruits.
M. Milupi a souligné que l'assistance de la communauté internationale resterait une nécessité pour ce pays pendant encore de nombreuses années.
Espagne: Que l'UE donne ses excédents de produits agricoles au Haïti
01.02.10
La présidence espagnole a proposé aux ministres de l'agriculture de l'Union européenne d’envoyer leurs excédents de produits alimentaires, comme le lait, aux victimes du tremblement de terre qui a ravagé Haïti. C’est ce qu’a annoncé la ministre de l'agriculture, Elena Espinosa. «Nous voulons que Haïti sache qu'il ne bénéficie pas seulement du soutien de l'Espagne mais que la solidarité européenne lui est aussi acquise», a-t-elle déclaré aux participants à la réunion, qui ont précisé quels vivres peuvent être envoyés. Le débat sur la situation en Haïti a été ajouté en dernière minute à l'ordre du jour du premier conseil des ministres de l'agriculture européens sous la présidence espagnole. Par ailleurs, le Conseil des affaires étrangères de l'Union européenne, réuni à Bruxelles, soutient l'initiative française visant à convoquer une conférence internationale sur la reconstruction des infrastructures. Les 27 montrent que l'effort de reconstruction doit se concentrer sur des «priorités nationales» en tenant compte des risques de désastre et du principe «d’efficacité» de l'aide et qu’il faut prendre des mesures pour «renforcer» les institutions haïtiennes pour qu'elles puissent remplir leurs fonctions gouvernementales indispensables. Dans ce contexte, l'UE veut examiner le plus rapidement possible une «réponse globale» aux besoins de reconstruction et de développement de l’utilisation à long terme des ressources d’Haïti. Cette réponse pourrait prendre la forme d’une expertise et de fonds de l'UE et de ses États membres.
UE: une relation trilatérale ONU-UA-UE en gestation
31.01.10
L'Union européenne a réaffirmé son solide engagement avec les Nations Unies, en particulier en Afrique où une relation trilatérale entre l'ONU, l'Union africaine (UA) et l'UE est déjà en gestation pour renforcer la coopération régionale. La déclaration a été faite alors que le chef par intérim de la délégation européenne, Pedro Serrano, s'adressait au conseil de sécurité pendant un débat ouvert sur la coopération entre les Nations Unies et les organisations régionales et sous-régionales de maintien de la paix et de la sécurité dans le monde. « Une véritable relation trilatérale ONU-UA-UE est déjà en gestation », a déclaré Serrano. Il a ajouté que l'UE poursuit un engagement de haut niveau avec l'ONU, en particulier en Afrique. «L'UE a déployé deux opérations militaires en République démocratique du Congo (RDC) pour soutenir la mission de l'ONU en RDC (MONUC)», a déclaré Serrano.
Discussions du Conseil sur Haïti
28.01.10
La réunion du Conseil des affaires étrangères qui s'est tenue à Bruxelles le 25 janvier 2010 a poursuivi les discussions entamées lors du conseil extraordinaire convoqué la semaine dernière par le Haut représentant de l’Union en réaction au séisme en Haïti. Immédiatement après le tremblement de terre, l'Union a mobilisé des équipes de recherche et de secours et affecté 122 millions d'euros provenant tant de la Commission que des États membres à une assistance humanitaire urgente, 100 millions d'euros supplémentaires au rétablissement urgent des capacités gouvernementales en Haïti, ainsi que 200 millions d'euros au développement à long terme.Aujourd'hui, le Conseil s'est concentré sur la coordination d’une réponse générale de l'Union au désastre dans les différents domaines de l’assistance humanitaire, de la reconstruction et de l'aide au développement, et sur la contribution des États membres en ressources militaires, sécuritaires et de protection civile dans le cadre des opérations de secours.
Peu de produits des pays en développement arrivent sur les marchés européens
28.01.10
Des droits à l'importation élevés empêchent les produits des pays en développement d'entrer en Europe.Un problème particulier concerne l'escalade tarifaire : les tarifs d'importation augmentent à mesure que le processus de transformation du produit s’intensifie. Cette mesure a comme conséquence que la plupart des importations vers l'UE sont des produits bruts comme le café, le cacao ou les ananas que l'on ne peut cultiver en Europe. Bien que les droits à l'importation des fèves de cacao non traitées soient relativement bas, l'UE fait payer 30 pour cent sur des produits transformés à base de cacao comme les tablettes de chocolat, et 60 pour cent sur certains autres produits raffinés contenant du cacao. Dans certains cas, les tarifs peuvent grimper jusqu'à 146 pour cent, par exemple, pour certaines spécialités de fruits tropicaux en conserve. C’est ce que déclare Francisco Mari, expert en agriculture et pêche auprès de l'EED, le service des églises protestantes en Allemagne pour le développement. « L’écart est important. Si le café arabica était torréfié en Afrique, les tarifs d'importation seraient de 100 ou 120 pour cent », déclare Mari. Cette pratique empêche la concurrence de menacer les entreprises européennes de torréfaction du café.Le second problème est dû aux normes d'importation strictes de l'UE sur les produits alimentaires, ainsi qu’aux normes d'hygiène et de santé et aux réglementations sur la taille, la forme et la couleur d'un certain produit.
Accords de Partenariat Economiques (APE): Le nouveau gouvernement vend la peau de la population haïtienne
26.01.10
La coalition Nationale BARE APE proteste vivement contre la signature des APE [Accords de Partenariat Economiques] le 10 décembre dernier (journée internationale des Droits de l’Homme) par le nouveau gouvernement Préval / Bellerive et appelle les (candidats) parlementaires haïtiens à prendre position contre ces Accords et de ne pas ratifier les APE qui constituent l’enterrement de l’économie Haïtienne. Le gouvernement haïtien, après s’être rétracté à plusieurs reprises par rapport aux négociations des APE avec l’UE dans le cadre du CARICOM, a décidé, contre toute attente, à signer la lettre de mort de millions de citoyens haïtiens. Avec la signature des APE le gouvernement Bellerive met en péril le secteur agricole, la production nationale, la souveraineté, le droit à l’autodétermination du pays et ouvre la voie aux grandes multinationales de l’Union Européenne à occuper une place de choix dans le secteur des services en Haïti.
Gisèle Lopes d’Almeida, bête noire de l’APE
26.01.10
Sa frêle silhouette hante les scènes où se joue l’avenir des entreprises agroalimentaires, particulièrement exposées dans le cadre de l’Accord de Partenariat économique qui se négocie encore. Elle ne lâche rien. L’APE a une bête noire, c’est Gisèle. Le séminaire organisé à Dakar par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), du 5 au 9 octobre dernier, sur la qualité a donné lieu à une scène ubuesque. Mme Gisèle Lopes d’Almeida, présidente d’Interface, le réseau des professionnels de l’agroalimentaire de la région, a failli être interdite de conférence de presse. Les journalistes qu’elle avait invités se sont entendus dire que la réunion était annulée. Pas de quoi l’ébranler. Elle en a vu d’autres depuis qu’elle a fondé Interface, qui couvre quatorze pays. Diplômée en marketing, en entreprenariat et gestion des importations, cette épouse, mère de quatre enfants, compte une riche expérience de plus de vingt ans comme chef d’entreprise.
Le monde doit agir maintenant pour éviter une nouvelle guerre au Soudan
26.01.10
Un conflit majeur pourrait à nouveau frapper le Sud-Soudan si une action internationale n’est pas entreprise d’urgence dans le but de sauver l'accord de paix qui a mis un terme à l'une des guerres les plus longues et les plus meurtrières d'Afrique. Telle est la mise en garde lancée aujourd'hui par dix organisations humanitaires. Dans un nouveau rapport intitulé ‘Sauver la paix au Sud-Soudan’ –publié à l’approche du cinquième anniversaire de la signature de l'accord de paix entre le gouvernement soudanais et le Mouvement populaire de libération du Soudan – les organisations humanitaires affirment qu'un cocktail mortel de violence croissante, de pauvreté chronique et de tensions politiques a laissé le pays au bord du gouffre. En 2009, quelque 2 500 personnes ont été tuées et 350 000 ont fui leur domicile, un bilan humain plus élevé que celui enregistré l'an dernier au Darfour. D’après les organisations humanitaires, le reste du monde a presque totalement fermé les yeux sur cette souffrance. Les communautés affirment que les femmes et les enfants sont de plus en plus pris pour cibles au cours d’attaques sur les villages et que le gouvernement sud-soudanais et les forces internationales de maintien de la paix sont incapables de les protéger.
Le commissaire désigné au commerce rejette une taxe carbone frontalière
26.01.10
L’Union européenne ne devrait pas imposer de droits de douane sur les biens en provenance de pays qui ne sont pas parvenus à réduire leurs émissions dommageables au climat, a affirmé hier (12 janvier) le commissaire désigné au commerce. Je ne pense pas personnellement que ce soit la bonne approche à adopter, a dit Karel de Gucht aux eurodéputés, qui vont voter pour approuver ou pas la nouvelle équipe de la Commission européenne le 26 janvier. C’est une approche qui va rencontrer beaucoup de problèmes pratiques.
Tremblement de terre en Haïti : la Commission
alloue €3 millions d'aide humanitaire d'urgence et
coordonne la réponse de la protection civile de l'UE
20.01.10
La Commission européenne s'est immédiatement mobilisée pour venir en aide
des victimes du tremblement de terre qui a frappe Haïti, adoptant une décision
humanitaire de première urgence de €3 millions pour financer des activités
d'aide d'urgence. Les experts humanitaires de la Commission sont en route
vers Haïti pour renforcer les capacités de réponse de l'Union européenne sur le
terrain. De plus, le Mécanisme de Protection Civile a été activé, le Centre de
Monitoring et d'Information (MIC) coordonnant ses activités. Les fonds
humanitaires sont gérés par le Service d'aide humanitaire de la Commission
(ECHO), sous la responsabilité du Commissaire Karel De Gucht. La
Commission est déjà l'un des plus importants donateurs humanitaires du pays,
avec près de €28 millions donnés depuis 2008.
Les exportateurs Kenyans souffrent du froid
20.01.10
L'industrie kenyane des produits frais souffre des mauvaises conditions météorologiques que connaît l'Europe, causant des retards dans le transport de biens périssables. Des vols vers l’Europe continentale ont été retardés ou supprimés, mettant à mal l'industrie kenyane des produits frais, tributaire du transport aérien pour la majeure partie de ses exportations. Le transport intérieur a aussi connu des soucis : les trains et les camions ont également enregistré des retards, empêchant les produits d’être livrés à temps. La vente de fleurs, de fruits et de légumes a également été frappée en raison du mauvais temps qui a dissuadé les consommateurs européens de sortir de chez eux pour faire leurs courses. L’hiver est en général la meilleure période pour les exportateurs kenyans : leurs stocks sont relativement protégés de la concurrence. Ils craignent à présent que leurs contrats à long terme ne soient attribués à d’autres offrants pendant la vague de froid.
Haïti : au-delà des effets d’annonce
18.01.10
L’une des plus grandes opérations d’aide de l’histoire risque fort de ressembler à celle de l’après tsunami de 2004 sauf si un modèle de reconstruction radicalement différent est adopté. Haïti a été partiellement détruit suite à un violent séisme de magnitude 7. Chacun y va de sa larme et les médias, en nous abreuvant d’images apocalyptiques, relayent les annonces d’aides financières que les généreux Etats vont apporter. On entend qu’il faut reconstruire Haïti, ce pays où la pauvreté et « la malédiction » s’abattent. Aujourd’hui donc, on s’intéresse à Haïti. Les commentaires ne vont pas au-delà du terrible tremblement de terre. On nous rappelle précipitamment que c’est l’un des pays les plus pauvres de la planète mais sans nous en expliquer les causes. On nous laisse croire que la pauvreté est venue comme ça, que c’est un fait irrémédiable : « c’est la malédiction qui frappe ».
Suriname: les producteurs de bananes mécontents
18.01.10
L’organisation pour la conservation du secteur de la banane au Suriname (SBBS) a le sentiment de voir se répéter le même scénario pour la deuxième année de suite. Univeg, société d'importation, achète des bananes à un prix drastiquement bas. Ceci va à l’encontre de tous les accords. La dernière barrière à l’application de tarifs plus corrects vient de tomber. Les deux plantations de SBBS adhèrent désormais aux normes de sécurité alimentaire les plus strictes en Europe. Univeg devait donc payer plus. Puisque cela ne sera pas le cas, le plan a changé. Le partenariat conclu avec Univeg sera maintenu mais en vue de garantir un certain équilibre, un nouveau partenaire entrera en jeu. SBBS fera enfin des bénéfices après dix années de pertes successives. Initialement société publique, elle doit à présent faire la transition vers un statut privé. Le gouvernement du Suriname et l’UE ont investi trente millions d’euros dans la privatisation ces cinq dernières années.
Deuxième révision de l’Accord de partenariat ACP-CE
14.01.10
Le Comité sur le développement de la deuxième revue de l’Accord de Cotonou qui devrait être une occasion de l’adapter à la lumière des crises récentes et actuelles incluant le changement climatique, l’envolée des prix des denrées alimentaires et des prix du pétrole, la crise financière, et la misère épouvantable en Afrique, considère que la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de ces crises n’est pas une option, mais une nécessité. Il déplore le fait que le Parlement européen, l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE et les parlements nationaux des états ACP ainsi que les organisations de la société civile et les acteurs non étatiques n’étaient -une fois de plus- pas impliqués dans le processus de prise de décision qui a abouti à l’identification des domaines et articles de l’Accord de Cotonou devant être révisés et à l’établissement des mandats de négociation adoptés par le Conseil de l’UE et le Conseil des ministres des ACP. Le Parlement européen appelle les négociateurs ACP-UE à revoir la politique de la Banque européenne d’investissement sur les centres financiers offshore sur la base de critères plus rigoureux que le listing pour la définition des compétences interdites et contrôlées de l’Organisation pour la coopération et le développement économique, et d’assurer son application et d’offrir des rapports d’avancement annuels; considère que des changements structurels dans la structure organisationnelle et de gouvernance de la BEI sont nécessaires pour respecter ses obligations de développement dans le cadre de la revue actuelle de l’Accord de Cotonou et la revue à moyen terme en cours et le renouveau du mandat externe de prêt de la BEI.
Guinée: Fin de l’application provisoire de l’accord sur la pêche
14.01.10
La 2988e réunion du Conseil sur l’environnement qui s’est tenue à Bruxelles le 22 décembre 2009 a adopté une décision afin de mettre un terme à l’application provisoire de l’accord de partenariat sur la pêche (APP) avec la République de Guinée (16976/09). Ce faisant, le Conseil notifie à la République de Guinée l’intention de l’UE de mettre un terme à l’application provisoire de l’APP, conformément à l’article 25(2) de la Convention de Vienne sur le droit des traités, suite aux mesures sévères prises à l’encontre des manifestants à Conakry le 28 septembre 2009 et aux violations des droits de l’Homme qui ont suivi. Un protocole à l’accord de pêche entre l’UE et la République de Guinée est appliqué provisoirement depuis le 1er janvier 2009, en attendant la conclusion définitive de l’accord.
La révision de l’article de l’Accord de partenariat ACP-UE sur les migrations: quel enjeu?
12.01.10
Les conséquences dramatiques, voire mortelles, des périples des candidats migrants africains vers l’Europe font régulièrement la «Une». Et les conditions de vie de ceux qui parviennent jusqu’au vieux continent sont souvent tout aussi précaires. L’Accord de partenariat entre les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et l’Union européenne (ACP-UE) contient un article sur les migrations qui définit les principes du dialogue, du traitement équitable, du retour/de la réadmission et de l’appui au développement des régions d’origine des migrants. Cet article fait actuellement l’objet d’une révision, et les deux parties ont convenu d’en renforcer la dimension «développement». On a cependant l’impression que l’UE a pour premier objectif de resserrer les exigences au niveau des pays ACP pour ce qui concerne la réadmission de migrants illégaux. Un document d’information de l’ECDPM, consacré à la révision et élaboré en concertation avec des parties prenantes ACP et européennes, affirme que les critères de réadmission doivent rester raisonnables, compte tenu de la capacité et de la situation des pays ACP, et suggère que l’UE compense sa requête par un engagement plus important en termes de programmes de migration légale et de protection à l’intention des ressortissants ACP.
3e Forum ACP de la société civile
11.01.10
Les 10 et 11 décembre 2009 le 3e Forum ACP de la société civile s’est réuni dans les locaux des ACP à Bruxelles. Des représentants de la société civile d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique se sont retrouvés pour discuter sur la façon d’aller de l’avant après de longues années de silence et d’inactivité. Le Forum a été créé en 1997 par les organisations de la société civile des ACP des régions ACP d’Entebbe, en Ouganda afin d’offrir une plateforme aux acteurs de la société civile dans les pays ACP, où ils pourraient exprimer leurs vues et leurs préoccupations, partager des informations et faciliter le dialogue avec les responsables des institutions ACP-UE fin de soutenir et renforcer la participation de la société civile des ACP dans la coopération pour le développement ACP-UE. Ceci a donné lieu à une Conférence très intéressante et unique sur le thème de la Participation de la société civile dans l’application de l’Accord de Cotonou, organisée en juillet 2001 par la Présidence belge de l’UE et le Secrétariat des ACP à Bruxelles.
Nouveau système de contrôle contre la pêche illicite
08.01.10
Le 1er janvier 2010, une série de nouvelles mesures plus strictes est entrée en vigueur pour soutenir le système de contrôle de la politique commune de la pêche de l'Union européenne. Ces mesures fourniront à l'Union européenne et à ses États membres de nouveaux instruments puissants non seulement pour protéger les ressources de nos mers et océans face à des opérateurs peu scrupuleux, mais également pour protéger le gagne-pain des pêcheurs honnêtes qui, en l'absence de telles mesures, seraient exposés à une concurrence déloyale. N'offrant aucun traitement préférentiel à l'un ou l'autre pays et aucune réelle tentation de tricher, les contrevenants n'ayant aucune chance de s'en tirer à bon compte, le nouveau système permettra aux pêcheurs d'exercer leur profession dans les mêmes conditions, favorisant ainsi une culture du respect des règles dans l'ensemble du secteur de la pêche.
La révision de l’article de l’Accord de partenariat ACP-UE sur les migrations: quel enjeu?
07.01.10
Les conséquences dramatiques, voire mortelles, des périples des candidats migrants africains vers l’Europe font régulièrement la «Une». Et les conditions de vie de ceux qui parviennent jusqu’au vieux continent sont souvent tout aussi précaires. L’Accord de partenariat entre les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et l’Union européenne (ACP-UE) contient un article sur les migrations qui définit les principes du dialogue, du traitement équitable, du retour/de la réadmission et de l’appui au développement des régions d’origine des migrants. Cet article fait actuellement l’objet d’une révision, et les deux parties ont convenu d’en renforcer la dimension «développement».
Menaces pour la banane Antillaise
06.01.10
Les producteurs martiniquais de banane ont du souci à se faire. Ce mardi, l'Union Européenne a signé un accord mettant fin aux avantages douaniers dont ils bénéficiaient. C'est que le conflit durait depuis plus de 10 ans entre les producteurs de banane d'Amérique Latine et les pays ACP (Afrique-Caraïbe-Pacifique) au sujet de la tarification douanière mise en place par l'Europe. Ce régime permettait aux producteurs ACP donc Antillais, d'arriver sur le marché européen avec un droit de douane très faible, ce qui avait provoqué une levée de bouclier chez les producteurs de la banane « Dollar », qui devaient s'acquitter de 176 euros par tonne de fruits.
Réunion des hommes d'affaires haïtiens et dominicains
05.01.10
Des hommes d'affaires haïtiens et dominicains vont se réunir à la fin du mois de janvier 2010. L'objectif de cette rencontre est d'accélérer l'agenda de compétitivité et le développement durable dans deux pays, en vertu de l'accord de partenariat économique CARIFORUM-Union européenne, APE.
Les Accords de Partenariat Economique : Le Mali va-t-il signer ?
05.01.10
« L’impact des Accords de Partenariat Economique sur l’économie malienne : une analyse en équilibre calculable », était le thème d’une conférence publique, organisée par le Centre d’études et de renforcement des capacités d’analyse et de Plaidoyer (CERCAP), le mercredi 23 décembre 2009, au grand hôtel. L’objectif de la conférence est de construire un modèle de micro simulation de base modulable, avec autant de secteurs d’activités que les données le permettent de simuler des politiques économiques. Spécifiquement, il s’agissait d’estimer les élasticités du commerce extérieur correspondant aux produits, et d’analyser les différents scénarii d’une ouverture commerciale dans le cadre des APE.
Logement en Angola : les députés
européens visitent et conseillent
03.01.10
Les députés européens spécialisés dans les politiques de développement ont visité
la nouvelle ville de Kilamba Kiaxi, en Angola, où 20 000 appartements sont actuellement
en construction. Ils devraient notamment permettre d'offrir des conditions de
vie décentes à certains Angolais qui vivent dans des bidonvilles. Cette visite s'est effectuée
dans le cadre de la 18ème rencontre parlementaire entre l'Union européenne
et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).
« La construction de nouveaux logements témoigne d'un progrès réel, donnant aux Angolais
accès à l'eau, à l'électricité et à des sanitaires », s'est réjouie la députée européenne Mariya
Nedelcheva (Bulgare, membre du Parti populaire européen). La ville de Kilamba Kiaxi est
située au sud de la capitale angolaise, Luanda, laquelle souffre de surpopulation : elle a été
conçue pour 300 000 habitants et abrite aujourd'hui plus de cinq millions de personnes.
La guerre civile (1976-2002) a déplacé de nombreuses populations. Les habitants de Luanda
- un tiers de la population du pays - ne peuvent se loger et de nombreux bidonvilles
ont fait leur apparition dans les années 1980 et 1990. Les autorités angolaises tentent de
répondre aux besoins de base de leur population en construisant de nombreux logements
et infrastructures.
Haïti-Ue-Ape : La coalition « Bare Ape » appelle le parlement à ne pas ratifier l’accord
23.12.09
La coalition nationale « Bare Ape » dénonce la signature de l’Accord de partenariat économique (Ape) par le gouvernement haïtien et demande au parlement de ne pas ratifier le document.
Lors d’une conférence de presse le 18 décembre, la coalition lance un appel à la mobilisation contre « cette décision malheureuse » et rejette l’idée défendue par les signataires, qui fconsidèrent l’Ape comme un « outil de développement ».
« Il apparait clairement que l’Ape est un outil de domination, un outil de recolonisation, qui va entraver davantage la marge de manœuvre de l’État haïtien dans la définition de politiques de développement et renforcer la dépendance économique », estime Camille Chalmers, directeur exécutif de la Plateforme haitienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda).
Les députés déçus par le faible accord
sur le changement climatique
21.12.09
"C'est une grande déception", a estimé la délégation du Parlement européen à la 15e
Conférence des parties (COP 15), à propos de l'accord obtenu à Copenhague. L'issue
et la procédure montrent le besoin urgent de réformer les méthodes de travail des
Nations-Unies.
"Copenhague constitue seulement une première étape. Nous devons tirer les leçons sur
la manière d'améliorer le processus de négociation. Il y a des éléments positifs dans cet
accord mais l'UE doit continuer à mettre la pression sur le reste du monde pour parvenir à un
accord plus ambitieux, plus tard", a néanmoins déclaré le Président du Parlement européen,
Jerzy Buzek, qui a participé aux négociations à Copenhague toute la journée du vendredi.''
Négociations entre l'UE et le Maroc dans le secteur agro-alimentaire et de la pêche: signature d'un procès verbal
17.12.09
Les négociateurs marocains et de l'UE ont signé un procès verbal agrée mettant fin aux négociations entamées depuis près de 4 ans en vue d'un futur accord pour l'amélioration des conditions du commerce bilatéral des produits du secteur agro-alimentaire et de la pêche. La conclusion des négociations sera soumise à l'approbation des autorités respectives. En particulier, l'accord prévoit le renforcement de la position des exportateurs européens sur le marché marocain notamment dans le secteur des produits agricoles transformés, représentant un intérêt offensif important pour l'UE où une libéralisation totale est progressivement prévue dans les 10 ans à venir à l'exception des pâtes alimentaires, produit pour lequel une limitation quantitative est prévue. Dans le secteur des produits agricoles, l'accord permettra la libéralisation immédiate de 45% de la valeur des exportations du commerce de l'UE et 70 % en 10 ans. Le secteur des fruits et légumes, conserves alimentaires, des produits laitiers, des oléagineux bénéficieront pleinement d'une libéralisation totale. Le secteur de la pêche sera également libéralisé pour les produits de l'UE (91% au bout de 5 ans et dans sa totalité dans les 10 ans).
Corne de l'Afrique: la Commission alloue une enveloppe de 50 millions d'euros au titre de l'aide humanitaire aux victimes de la sécheresse
17.12.09
La Commission fournit une aide humanitaire de 50 millions d'euros aux populations vulnérables de la Somalie, de l'Éthiopie, du Kenya et de l'Ouganda frappées par la sécheresse. Les fonds sont acheminés par l’intermédiaire du service d’aide humanitaire (ECHO), placé sous la responsabilité du commissaire Karel De Gucht.
«La Corne de l'Afrique fait face à une situation catastrophique dans, qui nous montre ce que le changement climatique peut avoir de terrible. Cette crise, qui frappe aujourd'hui, souligne toute l'importance de parvenir à un accord à Copenhague», a déclaré M. De Gucht, membre de la Commission européenne responsable du développement et de l'aide humanitaire. «Un grand nombre de régions de la Corne de l'Afrique ont affiché cette année un taux de pluviosité de moins de 75 % des valeurs habituelles, et ce après avoir déjà subi une série de sécheresses graves. Les populations ne peuvent supporter davantage des conditions aussi extrêmes et prolongées, d'autant qu'elles se greffent souvent sur des situations de conflit. Il en résulte que plus de 16 millions de personnes ont aujourd'hui désespérément besoin d'aide. En sa qualité de principal pourvoyeur d'aide à la région de la Corne de l'Afrique, l'Union européenne se montre à la hauteur de ses responsabilités en augmentant le niveau de son action humanitaire».
Hervé Gaymard: «Les APE sont morts nés»
17.12.09
Les croisés africains de la lutte contre les APE viennent de recevoir l’appui de la commission des affaires européennes du parlement français, qui estime que c’est un échec et préconise des « Accords de Partenariat de Développement Economique et Commercial ».
« Les APE, morts nés ». Le député de l’Union pour un Mouvement populaire, Hervé Gaymard, ne fait pas dans la langue de bois. En avant-propos du rapport d’information de la commission des affaires européennes de l’assemblée nationale française sur les APE , qu’il a présenté avec son collègue socialiste, Jean-Claude Fruteau, le député de la majorité est catégorique. « Autant ne pas s’embarrasser de périphrases : la négociation des Accords de Partenariat Economique entre l’Union Européenne et les Pays d’Afrique, de la Caraïbe et du Pacifique, qui devait aboutir le 31 décembre 2007, est un échec ».
Effectivement, même si la Commission de l’Union européenne ne le dit pas encore, promettant toujours une signature qui s’éloigne comme une ligne d’horizon, le fait est établi que l’échéancier n’a pu être respecté. Mais pour M. Gaymard, la date est anecdotique. Le problème est ailleurs. « Il ne faut pas se laisser impressionner par la tyrannie du calendrier. » « Le véritable échec tient au malaise profond qui caractérise désormais les relations entre l’Union Européenne et les pays ACP
COMMUNIQUÉ du Groupe ACP A l’issue de la séance d’ouverture des consultations entre l’Union européenne et la République du Niger au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou Bruxelles, 8 décembre 2009
17.12.09
1. Le mardi 8 décembre 2009 a eu lieu à Bruxelles l’ouverture des consultations entre la République du Niger et l’Union européenne à l’initiative de celle-ci. Les consultations se tenaient dans le cadre de l’article 96 de l’Accord ACP-UE de Cotonou et faisaient suite à la crise politique au Niger, que l’UE assimile à un manquement aux éléments essentiels dudit Accord que sont les principes démocratiques, les droits de l’homme et l’Etat de droit.
2. La République du Niger était représentée par une délégation de haut niveau conduite par le Premier ministre M. Ali Badjo Gamatié. Le Groupe ACP représenté par le Comité des ambassadeurs et le Secrétariat, a pris part aux consultations après avoir rencontré la délégation du Niger. Etaient présents à la réunion en qualité d’observateurs l’Union africaine, la CEDEAO, l’OIF et le Médiateur désigné par la CEDEAO pour dénouer la crise nigérienne, S.E. M. Abdulsalami Abubakar, ancien Président de la République fédérale du Nigéria.
M. Lamy se félicite de l’accord mettant fin au vieux différend sur les bananes
17.12.09
Le Directeur général, Pascal Lamy, a rendu hommage aux efforts menés par les pays producteurs de bananes d’Amérique latine, les États-Unis et l’Union européenne qui ont permis de mettre fin à leur différend déjà ancien sur le commerce des bananes.
Filière café Perspective: Le Cameroun veut produire 125 000 tonnes de café en 2015
17.12.09
Les concepteurs de cette nouvelle stratégie qui va de 2010 à 2015 sont les acteurs de la filière café du pays. Le gouvernement s’est aussi impliqué, à travers les ministères du commerce, de l’agriculture et du développement rural, de la recherche scientifique et de l’innovation, de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire. Tout ce beau monde a été aidé dans l’élaboration de cette nouvelle stratégie par des partenaires au développement du Cameroun tels que « Tous ACP en faveur des produits de base agricole », le Centre du commerce international, la Commission Européenne, la Banque mondiale, le Fonds des Nations Unies pour l’agriculture, le Centre des Nations Unies pour le commerce et le développement, etc. Dans ce document disponible depuis quelques temps, et dont Le Messager a pu se procurer un exemplaire, une analyse froide de la situation, peu enviable, du café camerounais est faite. Les experts y remarquent que sur les trente dernières années, il y’a eu une tendance globalement baissière de la production et des exportations du café du Cameroun. Tout est parti des années 1990, narrent-ils. Le creux a été atteint durant la période 1992-1994, années de la libéralisation des filières. « Après une reprise qui s’est arrêtée à la fin des années 90, la baisse semble inexorablement amorcée de façon inquiétante », renseigne le document. Chiffre à l’appui, il est rapporté que 115 680 tonnes de café ont été produites au Cameroun en 1989. Cette production est tombée à 24 360 en 1994. Puis, elle a repris du souffle en 1999 où elle s’est située à 82 200 tonnes, avant de chuter d’année en année, pour se situer à 43 000 tonnes seulement en 2008. La transformation et la consommation sont également inertes. La dernière enquête réalisée en 2006 faisait état d’une situation en baisse depuis 2000. La transformation et la consommation domestiques sont passées de 6000 tonnes en 1999 à 4500 tonnes en 2000. Elle reste stagnante depuis 2001.
Négociations de Doha : la Commission
ne doit pas outrepasser son mandat
sur l'agriculture, soutiennent les
eurodéputés
15.12.09
Les intérêts de l'UE doivent être défendus lors des négociations pour la conclusion du
cycle de Doha à l'OMC, en particulier dans le domaine de l'agriculture et de l'accès des
produits et services européens aux marchés des pays développés et des économies
émergentes, ont soutenu les députés dans une résolution adoptée mercredi.
La résolution du Parlement européen, adoptée par 370 voix pour, 125 voix contre et 125
abstentions, estime que l'aboutissement du Programme de Doha pour le Développement
constituerait "un paramètre important pour stimuler la reprise économique à l'échelle mondiale
après la crise".
Les députés exhortent dans ce but les pays membres de l'OMC à combattre le protectionnisme
et à prendre exemple sur la doctrine européenne en matière de commerce international
: l'initiative "tout sauf les armes" ("everything but arms"), qui accorde une exemption
sur les taxes et les quotas à tous les produits, exceptés les armes, en provenance des 49
pays les moins développés.
Renforcement du commerce et du développement entre les Caraïbes et L'UE: Haïti signe l'Accord de Partenariat Economique CARIFORUM - UE
15.12.09
Haïti a signé aujourd'hui l'Accord de Partenariat Economique (APE). Haïti rejoint ainsi les quatorze autres états des Caraïbes qui ont signé l'APE en Octobre 2008 avec l'Union européenne. Ceci renforcera les liens entre Haïti et l'UE, ainsi qu'avec les autres pays des Caraïbes. L'APE Cariforum – UE est un accord Nord – Sud de nouvelle génération, promouvant le commerce et le développement. Il vise à favoriser le développement durable, à stimuler les échanges, l'investissement et l'innovation, à promouvoir la création d'un marché régional entre les pays caribéens et à lutter contre la pauvreté.
La Commissaire européenne au Commerce Benita Ferrero-Waldner a dit: "L'accord CARIFORUM - UE marque une ère nouvelle dans les relations entre les deux régions. Je suis très heureuse que les demandes spécifiques d'Haïti ont pu être satisfaites lui permettant de joindre les autres 14 pays Cariforum et l'UE dans leurs efforts de créer un avenir prospère pour la région par le biais du commerce et de l'investissement''.
Le Commissaire au Développement et à l'aide humanitaire, Karel De Gucht a ajouté: "La décision d'Haïti de rejoindre, par cet accord, les partenaires CARIFORUM est vraiment significatif de la réelle volonté de stimuler le commerce national en ces temps de récession économique globale.
Les accords préférentiels antérieurs avaient partiellement échoué dans l'effort d'encourager le développement des pays de la région. Par ailleurs, d'autres pays en voie de développement avaient critiqué ces accords comme étant discriminatoires envers eux et les avaient contestés dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Aide climatique : le sommet de l’UE lutte pour lever des liquidités
15.12.09
Aujourd’hui (11 décembre), lors du sommet qui se tient à Bruxelles, les nations européennes sont prêtes à s’engager à hauteur de six milliards d’euros pour aider les pays pauvres à combattre le réchauffement planétaire. Toutefois, les financements seront fournis sur une base volontaire, conséquence des inquiétants problèmes de dettes de certains pays comme la Grèce.
Fredrik Reinfeldt, premier ministre suédois qui occupe actuellement le présidence semestrielle tournante de l’UE, a déclaré qu’il était confiant sur le fait que des fonds seraient trouvés. Plus de la moitié des 27 Etats membres de l’UE ont déjà promis des fonds « fast start » (financements précoces) pour les trois prochaines années jusqu’à 2013, a-t-il expliqué. Toutefois, le premier ministre suédois a averti que les contributions ne se feraient que sur une base volontaire, puisque certains pays connaissent des positions budgétaires difficiles. Certains Etats membres de l’UE mettent en œuvre des programmes du Fonds monétaire international, en raison d’importants déficits budgétaires. Les contributions se feront sur une base volontaire, et plus de la moitié des Etats membres ont d’ores et déjà indiqué leurs financements, a affirmé M. Reinfeldt lors d’une conférence de presse hier (10 décembre) à Bruxelles.
Les exportations de la CEA taxées par l’UE
15.12.09
L’Union européenne a informé la Communauté d’Afrique orientale (CEA) qu’un échec ou un retard dans la signature d’un Accord de partenariat économique aboutirait à des taxes sur les exportations des états membres de la CAO. Une publication récente de la délégation de l’UE à Nairobi a indiqué que l’incapacité à finaliser le processus APE pourrait aboutir à mettre les pays non classés pays moins avancés, comme le Kenya, sur la liste du Système généralisé de préférences. Selon cette déclaration, certains des principaux produits d’exportations, notamment du Kenya se verraient imposer une réintroduction ou une augmentation des droits de douane. L’APE devait être conclu le 31 juillet 2009–mais n’a pas respecté ce délai en raison de l’absence de consensus sur les règles d’origine–la clause de la nation plus favorisée dans l’agriculture, l’échange de service et le développement durable. Le responsable de la délégation de l’Union à Nairobi, Eric van der Linden, a déclaré attendre avec impatience la conclusion imminentede l’APE. De même, le responsable de l’unité APE à la DG commerce de la Commission européenne, Jacques Wunenburger, a déclaré que les discussions devraient abandonner la perspective "coût des APE" pour parler du "coût des non APE". La décision de l’UE de taxer les exportations signerait l’arrêt de mort de l’avenir des fleurs coupées du Kenya car c’est la plus grosse exportation du bloc. De plus, l’industrie de la floriculture a investi de sommes importantes pour moderniser ses installations au cours de la dernière décennie.
Sommet de Copenhague: l’UE et les ACP coordonnent leurs stratégies
15.12.09
Le vendredi 4 décembre, les représentants de la Présidence suédoise et de la Commission européenne ont organisé des consultations avec les Ambassadeurs à Bruxelles de 78 pays ACP. Cette réunion est la plus récente d’une série de réunions tenue sous la présidence suédoise, et la dernière avant la Conférence de Copenhague. L’objectif principal de la réunion était d’identifier les points et domaines principaux où l’UE et les pays ACP–qui forment ensemble une alliance de 105 états–partagent des intérêts et dans lesquels ils devraient travailler ensemble pendant et après la Conférence de Copenhague. Du côté de l’UE-Ola Sohlström, Président du groupe de travail ACP du Conseil, et Stefano Manservisi, Directeur Général pour le développement à la Commission européenne–a exposé les principaux objectifs et les principales priorités de l’UE dans les négociations. Ceci a été suivi par un débat constructif au cours duquel le Comité des Ambassadeurs ACP, présidé par l’Ambassadeur du Malawi, S.E. Brave Ndisale, a insisté sur la nécessité d’aboutir à un résultat ambitieux et qui permettrait une action immédiate. Il se dégageait un large consensus sur la nécessité de continuer à travailler ensemble pour conclure un accord ambitieux et exhaustif avec une responsabilité commune mais distincte de s’attaquer vigoureusement au changement climatique. Il a également été indiqué que pour beaucoup de pays–notamment les petits états insulaires en développement–le changement climatique est un défi à leur survie. Un certain nombre de propositions concrètes d’action commune ont été faites et feront l’objet d’une discussion plus approfondie.
Les Fidji signent un accord de commerce et de développement avec l'Union européenne
11.12.09
Les Fidji ont signé aujourd'hui un accord de partenariat économique provisoire avec l'UE. Cet accord porte sur les échanges de marchandises et prévoit un accès en franchise de droits et de contingents au marché de l'UE pour tous les produits en provenance des Fidji. Il vise également à renforcer la coopération dans des domaines tels que la santé animale et végétale ainsi que les normes techniques.
L'accord de partenariat économique provisoire a été paraphé en novembre 2007 par les Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui représentent la grande majorité des exportations de la région vers l'UE. Il est mis en œuvre provisoirement par l'UE depuis le 1 er janvier 2008. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a signé cet accord en juillet 2009.
Dans le cadre de cet accord, toutes les importations en provenance des Fidji et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée bénéficient d'un accès en franchise de droits et de contingents au marché de l'UE. Les Fidji supprimeront les droits de douane sur 87 % de leurs importations en provenance de l'UE au cours des quinze prochaines années, et la Papouasie-Nouvelle-Guinée libéralisera 88 % de ses importations au cours de la première année.
Assemblée ACP-UE: aider les pays
en développement à lutter contre les
effets du climat
03.12.09
Les parlementaires de l'Assemblée paritaire d'Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et
de l'Union européenne ont adopté ce jeudi une résolution sur le changement climatique
demandant que le sommet de Copenhague entérine le principe de la "responsabilité
différenciée" en matière de réductions des émissions polluantes. L'Assemblée
a par ailleurs condamné le coup d'Etat à Madagascar et débattu de la crise institutionnelle
au Niger.
L'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE (APP) a tenu sa réunion plénière à Luanda
(Angola) du 30 novembre au 3 décembre. Deux fois par an 78 députés européens et 78 élus
des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique se réunissent en Assemblée paritaire.
A l'approche du sommet de Copenhague, l'APP estime que l'enjeu principal de la réunion qui
se tiendra sous l'égide de l'ONU est le soutien qui sera accordé aux pays en développement
pour qu'ils puissent faire face aux défis climatiques.
Le protocole qui va prendre la succession de celui de Kyoto devrait être un accord juridiquement
contraignant, estime l'APP. Ce nouveau protocole de lutte contre les bouleversements
climatiques devrait notamment mettre l'accent sur "l'équité et la justice sociale" et devrait
reposer sur l'idée d'une "responsabilité commune mais différenciée".
Selon ce principe, les pays industrialisés devraient donner l'exemple en réduisant leurs
émissions de manière conséquente. Les pays en développement et les économies émergentes
devraient, de leur côté, s'engager à adopter des mesures d'atténuation à leur portée,
bien que leurs émissions de gaz à effet de serre aient considérablement augmenté.
Mécanisme ACP de coordination et de coopération dans la pêche
03.12.09
Partant du mandat contenu dans la Résolution de juin 2008 prise par le Conseil des ministres des ACP à Addis Abeba en Ethiopie, la première réunion des ministres des ACP en charge de la pêche s’est tenue du 2 au 5 juin 2009, en vue de créer un mécanisme ACP de coordination et de coopération dans la pêche. A la fin de ses délibérations de ce jour, la 90e réunion du Conseil des ministres ACP qui s’est tenue à Bruxelles a approuvé la création d’un mécanisme ministériel ACP de la pêche, dans le but d’obtenir un soutien politique tant au sein du groupe qu’auprès de ses partenaires extérieurs, et la création d’un fonds fiduciaire pour le mécanisme qui sera financé par la contribution annuelle volontaire des états membres et des subventions d’autres sources.
Les pays du Comesa reçoivent 946 millions $ pour le commerce
03.12.09
L’Union européenne a accordé 653 millions d’euros aux pays membres du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (Comesa) pour financer des projets qui les aideront à développer leurs capacités d’échanges avec les autres pays. Les fonds profiteront aux entreprises investissant dans des systèmes de certificat d’entrepôt, des projets de construction de routes, des projets d’amélioration de l’agriculture et des ministères publics entre autres. L’objectif est de développer les capacités commerciales des pays les moins avancés. Il englobe le soutien à la construction d’une nouvelle infrastructure, l’amélioration des installations portuaires ou douanières et une aide pour permettre aux entreprises de s’aligner sur les normes européennes de santé et de sécurité pour les importations, déclare Alex Nakajjo, responsable des opérations commerciales et de l’intégration régionale de l’Union européenne en Ouganda. Il a indiqué que l’Ouganda obtiendra 439 millions d’euros supplémentaires alors que tous les états membres du Comesa obtiendront 635 millions d’euros pour des projets à mettre en œuvre dans les cinq prochaines années.
Un nouvel accord sur la banane est en cours d’élaboration
03.12.09
Dans les deux semaines à venir, l’Europe annoncera la conclusion d’un nouvel accord sur les bananes. Ce faisant, elle mettra un terme à la guerre commerciale que se livrent les producteurs latins et les Etats Unis depuis 1993. Si les documents qui circulent actuellement à Bruxelles en sont le résultat, la solution finale ne sera pas réellement du goût des Caraïbes. En concluant un accord, l’Europe réduira les droits de douane sur les bananes de 176€ à 148€ la tonne. Puis, les droits tarifaires tomberont à 114€ la tonne sur une période de sept ans pour l’ensemble des importations non préférentielles des bananes en Europe. En échange, les producteurs d’Amérique latine accepteront d’abandonner leurs plaintes contre l’UE à l’Organisation mondiale du commerce. Comme pour la plupart des questions de ce type, le résultat final n’est pas encore garanti. Des échanges sensibles restent encore à venir sur un petit nombre de questions qui demandent une solution. Les producteurs des ACP doivent encore se mettre d’accord sur le niveau des compensations proposées. La Commission européenne offre 190 à 200 millions d’euros sur quatre ans pour soutenir la restructuration économique, contre 250 millions d’euros dans la dernière contre proposition des ACP. De leur côté, les USA doivent se mettre d’accord sur les aspects juridiques de l’accord.
Source: CTA
Le début d’une nouvelle époque
01.12.09
La coopération européenne entre à partir d’aujourd’hui dans une nouvelle ère. Avec l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, l’Union est armée pour faire face à de nouveaux défis. C’est ce qu’écrit le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, ici, sur se2009.eu. Reinfeldt participera mardi à la cérémonie en l’honneur du Traité dans la capitale portugaise. Ce soir je me rends à Lisbonne en tant que Président du Conseil européen pour célébrer l’entrée en vigueur du nouveau Traité européen. Aujourd’hui marque le début d’une nouvelle époque pour la coopération européenne. Avec le Traité de Lisbonne, les citoyens de l’UE ont une union capable de faire face aux demandes d’ouverture, de démocratie et d'efficacité souhaitées par nos 27 pays membres. Une union qui peut plus facilement faire face aux défis de la mondialisation. Le long travail de mise en place d’un nouveau cadre européen de travail est achevé. C’est le début d’une nouvelle ère. Lors de l’entrée de la Suède au sein de l’UE, il y a 15 ans de cela, l’UE était bien différente d’aujourd’hui. Elle était alors composée de 12 membres qui avaient œuvré ensemble pour l'approfondissement de la coopération européenne. En 1995, l’Union européenne était déjà une union performante, assez performante pour que plus de pays choisissent de frapper à sa porte. La Suède était l’un d’entre eux.
BANANES : L'Union européenne va-t-elle confirmer la perte de priorité de la lutte contre la pauvreté dans sa stratégie "L'europe dans le monde" ?
01.12.09
A l'heure où les dirigeants européens se réunissent pour sceller le passage à une nouvelle ère avec l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, il se pourrait que le changement annoncé soit d'une plus grande amplitude que ce qu’on aurait pu imaginer. Les jours à venir pourraient annoncer la fin de la priorité accordée par l'Europe à la lutte contre la pauvreté.
Dans les discussions en cours sur le dossier banane, les Etats ACP ont fait un nombre considérable de concessions afin que soit trouvée une solution définitive et équilibrée.
En effet, l’analyse du marché européen de la banane montre que le droit de douane de 176 €/t appliqué depuis janvier 2006 aux importations en provenance des pays d’Amérique centrale et du Sud (pays NPF) s’est traduit par une forte augmentation des importations de bananes originaires de ces pays. Il n'y a aucun risque, ni aujourd'hui, ni demain, compte tenu de la capacité productrice limitée des pays ACP, que le marché européen soit « inondé » de bananes ACP. Un seul pays NPF, comme l'Equateur, pourrait à lui seul, s’il le souhaitait, approvisionner la totalité du marché des 27 pays de l’UE qui est, rappelons-le, le seul débouché commercial possible pour les productions ACP.
Les pays pauvres plaident pour l'annulation de leurs dettes externes
01.12.09
Les experts des pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) qui se sont réunis mercredi à Luanda, dans le cadre des préparations de sa 18e session parlementaire paritaire, demandent aux Etats de l’Union Européenne (UE) et aux pays riches l’annulation de la dette externe des nations pauvres.
Cette position est exprimée dans une déclaration lue à la presse par le porte-parole de la rencontre, Robert Luke Iroga, soulignant que près de 60 pays ont besoin que leurs dettes soient annulées pour qu’ils aient l’opportunité d’atteindre les objectifs du développement du millénaire.
Selon Robert Luke Iroga, la rencontre a salué les mesures déjà prises par plusieurs pays de l’UE en ce qui concerne l’abolition des dettes des Etats en voie de développement.
La Baronne Ashton attaquée pour l’accord sur «la guerre de la banane»
27.11.09
Lady Ashton, nouveau chef de la politique étrangère de Bruxelles a été accusée d’abandonner l’engagement de l’Europe à s’attaquer à la pauvreté, alors que les gouvernements africains et caribéens réagissaient avec colère à un accord proposé pour mettre un terme à 16 années de «guerre de la banane». Ashton qui est actuellement commissaire européenne en charge du commerce, a joué un rôle prépondérant dans la négociation d’un accord avec les gouvernements latino américains, qui devrait être signé cette semaine et mettra un terme à un des plus longs litiges commerciaux au monde. Mais, en proposant de réduire les droits d’importation sur les bananes en provenance d’Amérique latine de 176 € la tonne à 114 € dans les sept prochaines années, l’Europe a soulevé la colère de pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique – pour beaucoup d’anciennes colonies – qui traditionnellement bénéficiaient d’un accès spécial aux marchés de l’Europe. Les ministres des ACP ont appelé une réunion d’urgence après avoir pris connaissance des détails de l’accord de Genève sur le commerce des bananes, et ont publié aujourd’hui une déclaration ferme avertissant que «les jours à venir pourraient marquer la fin d’une époque où l’Europe considérait la lutte contre la pauvreté comme une priorité». Avec des régions comme les Îles Winward fortement dépendantes du commerce de la banane, les pays ACP craignent qu’exposer les producteurs caribéens à la dure concurrence de l’Amérique latine ne détruise les moyens de subsistance de milliers d’agriculteurs pauvres. La déclaration indiquait que l’accord sur la banane prouve qu’en adoptant une stratégie «d’Europe globale» dans le Traité de Lisbonne, l’UE abandonne son engagement envers les pays avec lesquels elle entretient de longs liens historiques.
Source: CTA
Programme Pêche II UE-ACP
27.11.09
Au fil des ans, la Communauté européenne a noué de solides relations politiques et économiques avec des pays de la région ACP, connus collectivement sous le nom de Groupe ACP, notamment avec la signature de l’Accord de Cotonou en 2000. La pêche est un des secteurs économiques qui a bénéficié d’un soutien continu de la CE à travers le Fonds de développement européen, au niveau régional et national. Au regard de l’importance économique et sociale de la pêche dans de nombreux pays ACP, des projets financés par l’UE et conçus pour développer les capacités de planification et de gestion des pêches ont été mis en place dans le cadre de partenariats avec les pays ACP concernés dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire et de créer des emplois. ACP FISH II est un programme financé par la Commission européenne dans le cadre du 9e Fonds européen de développement, pour un montant total de 30 millions d’euros, visant à renforcer la gestion de la pêche dans les pays ACP. L’objectif général du Programme est de contribuer à une gestion durable et équitable de la pêche, aboutissant à une réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans les états ACP. Le Programme a démarré en juin 2009, sera appliqué sur une période de 4.5 ans, et s’achèvera en novembre 2013.
Les Experts ACP travaillent sur la 18e session de l’APP
27.11.09
Les experts d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique se réunissent depuis mercredi matin à Luanda, pour préparer les documents qui seront soumis à la 18ème session de l'Assemblée parlementaire paritaire, qui ‘ouvre le 30 Novembre dans la capitale de l’Angola. La réunion abordera les questions liées à l'impact de la crise financière mondiale économique sur les pays ACP, la situation à Madagascar, les changements climatiques, ainsi que la participation et l'intégration des jeunes dans les affaires sociales et culturelles. L'événement rassemblera 400 participants en provenance des Caraïbes et du Pacifique, l'Afrique, et d'Europe, pour discuter des réformes dans les institutions internationales et la mondialisation, y compris le problème des réfugiés.La réunion portera également sur l'impact de la crise économique et financière sur les pays ACP et les États UE, la réduction de l'impact des catastrophes naturelles, l'Organisation mondiale du commerce les négociations et les accords de partenariat économique, ainsi que les documents sur les stratégies nationales et régionales sur le 10ème Fonds européen de développement.
Source: CTA
Le Nigeria signe un accord de 677 millions d’euros, prélevés sur le FED, pour des actions en matière de gouvernance, de commerce et de paix
27.11.09
La Commission européenne a signé ce jour un accord d’un montant de plusieurs millions d'euros visant à aider le Nigeria à relever les défis liés à son développement dans les domaines de la gouvernance, du commerce et de la paix. Signé à Bruxelles par le commissaire européen chargé du développement et de l'aide humanitaire, Karel De Gucht, et le secrétaire exécutif nigérian de la commission nationale de planification, le professeur Sylvester Monye, cet accord représente une avancée importante en matière de coopération et le fruit du dialogue politique mené entre l'UE et le Nigeria. Il renforce la coopération dans trois secteurs stratégiques: la paix et la sécurité, la gouvernance et les droits de l'homme, ainsi que le commerce et l’intégration régionale. Il prévoit une enveloppe de 677 millions d’euros pour la période 2009-2013, qui sera financée sur le Fonds européen de développement.
"Guerre de la banane": vers la signature d'un accord?
24.11.09
La «guerre de la banane», le plus long litige de l’histoire de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est sur le point de se terminer. Les responsables européens et latino-américains du commerce encouragent la signature d’un accord cette semaine. Ce faisant, l’Union européenne réduirait considérablement les taxes sur l’importation des bananes et d’autres produits tropicaux. Avec cet accord, les consommateurs bénéficieraient de prix plus bas. Le litige transatlantique remonte à 1993, et découle de la protection accordée par l’UE aux anciennes colonies françaises et britanniques d’Afrique et des Caraïbes. Les exportateurs de bananes d’Amérique latine comme l’Equateur ont déposé plainte à l’OMC, tout comme les USA, afin de protéger leurs entreprises multinationales comme Chiquita. L’UE espère que ce projet d’accord recevra l’appui des Etats-Unis. L’OMC a, à maintes reprises, statué en faveur des exportateurs de bananes d’Amérique latine. Ils soutenaient que les accords commerciaux préférentiels de l’UE avec les pays ACP étaient discriminatoires. Dans le cadre de ce projet d’accord, l’UE réduirait les taxes à l’importation des bananes de 176 € la tonne à 148€. Au terme d’une période de sept ans, ces taxes à l’importation tomberaient à 114€, supprimant une grande partie des avantages dont bénéficiaient les pays ACP. Les taxes à l’importation dans l’UE d’autres produits tropicaux, notamment le sucre, seraient également réduites – décision qui frapperait à nouveau les pays ACP qui bénéficiaient de l’exemption de ces taxes. Dans une tentative visant à apaiser les pays ACP, une somme de190 millions d’euros sous forme de nouvelle aide au développement serait incluse dans l’accord.
Source: Business Times
Le Conseil des ministres ACP nomme un nouveau Secrétaire général
24.11.09
Le Secrétaire général ACP sortant, Sir John Kaputin (à droite) félicite son successeur le Dr Mohamed Ibn Chambas, du Ghana, à la suite de la nomination de ce dernier comme nouveau Secrétaire général du Groupe lors de la 90ème session du Conseil ACP tenue le mardi 17 novembre 2009. La Présidente du Conseil, l’Honorable Eunice Kazembe, du Malawi, a annoncé cette nomination après l’adoption par le Conseil de la recommandation de son Bureau réuni le lundi 16 novembre 2009. Le Dr Chambas prendra ses fonctions le 1er mars 2010.
Le Ghana va signer le premier accord de partenariat volontaire avec l’UE sur les exportations légales de bois
19.11.09
Le gouvernement du Ghana signera demain un accord historique avec l’UE visant à garantir que seul le bois récolté légalement dans ce pays d’Afrique de l’Ouest sera exporté vers le marché de l'Union. L’accord de partenariat volontaire concernant l'application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux sera signé par S.E. Nana Bema Kumi, chef de la mission du Ghana auprès de l’Union européenne, Stavros Dimas, commissaire européen chargé de l’environnement, et Eskil Erlandsson, ministre suédois de l’agriculture. La cérémonie de signature se déroulera dans le bâtiment du Conseil européen à Bruxelles, marquant ainsi la fin du processus de ratification de l’accord. Les journalistes sont invités à y assister..
L’Ouganda forme ses négociants en café
18.11.09
Les producteurs et négociants de café sont très souvent surpris par la volatilité des cours mondiaux qui, non seulement leur fait subir des pertes mais aussi les rend moins compétitifs. Pour y remédier, il suffit de doter les négociants des connaissances et techniques de gestion efficiente des risques liés aux prix en période de crise Le café est une culture commerciale vitale pour l’Afrique de l’Est où, rien qu’en Ouganda, il fait vivre plus d'un million de ménages. C’est pourquoi la Banque mondiale a introduit, dans le cadre de son Programme de développement agricole et rural, des cours de formation à la gestion des risques pour les producteurs et négociants de café, afin de les aider à mieux faire face à la volatilité des prix. Vont bénéficier de cette formation les onze pays membres de l'Eastern African Fine Coffee Association. Le financement est assuré par l’Union européenne – via le Programme Produits de base agricoles ACP– et l’Agence américaine de développement international (USAID).
La Gambie et la CE: atelier de revue à mi-parcours du 10ème FED
18.11.09
Le gouvernement gambien, représenté par le ministère des Finances et des Affaires économiques, a organisé en collaboration avec la délégation de la Commission européenne à Banjul, un atelier d’une journée consacré à la révision à mi-parcours du 10ème Fonds européen de développement, à l’Hôtel Corinthia Atlantic de Banjul. Le 10ème FED et le Programme indicatif national sont les deux cadres actuels de coopération dans lesquels la CE contribue au développement socioéconomique de la Gambie sur la période 2008-2013. Les principaux axes d’intervention du FED sont les infrastructures routières, la bonne gouvernance, l’appui budgétaire et le renforcement des capacités. L’atelier avait notamment pour objectif de vérifier que la stratégie du pays est toujours pertinente et d’évaluer les performances du programme de mise en œuvre de cette stratégie. La session d’hier a également permis à l’Ordonnateur national et à la délégation de la CE de partager avec les différentes parties prenantes les informations produites jusqu’ici dans le cadre du processus d’examen à mi-parcours de la Stratégie du 10ème FED pour la Gambie qui a débuté en septembre 2009.
L’Union européenne consacre 1 milliard d’euros à la facilitation des échanges commerciaux dans les pays en développement
17.11.09
L’Union européenne a présenté aujourd’hui à l’Organisation mondiale du commerce les projets de facilitation des échanges commerciaux qu’elle a financés entre 2006 et 2008. Le rapport indique que l’UE a financé 95 projets en matière de renforcement des capacités et d’assistance technique, à hauteur de 1,01 milliard d’euros. Ces projets ont contribué à simplifier les procédures d’importation et d’exportation, permettant ainsi aux pays en développement de mieux tirer profit des échanges commerciaux et de l’ouverture des marchés mondiaux. Ils s’inscrivent dans un engagement général de l’Union européenne en faveur de l’aide au commerce, qui représente plus de 7 milliards d’euros par an.
Mme Catherine Ashton, commissaire européenne au commerce, a déclaré: «Les pays en développement ne peuvent profiter pleinement des avantages d’un commerce ouvert et équitable si leurs exportations s’effondrent à la première difficulté. La facilitation des échanges joue un rôle crucial dans leurs perspectives de croissance.»
En plus d’énumérer les engagements de la Commission européenne, la présentation à l’OMC cite des exemples de projets liés à la facilitation des échanges qui sont réalisés dans le monde entier avec le soutien de quatorze États membres (la Finlande, l’Allemagne, la Pologne, la République tchèque, la Lettonie, la Suède, la Slovénie, la Lituanie, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Irlande et la France). L’Union européenne est le seul membre de l’OMC à avoir présenté un rapport de ce type.
Les fonds ont soutenu des projets en Asie (21 %), en Afrique (18 %), en Amérique latine et dans les Caraïbes (18 %), au Moyen-Orient (4 %), en Océanie (2 %) ainsi qu’en Europe non communautaire (y compris dans les Balkans et la Communauté des États indépendants: 37 %).
FACT soutient l’industrie du cacao dans le Pacifique
13.11.09
Le projet Facilitating Agricultural Commodity Trade (FACT) financé par l’Union européenne s’est engagé avec une entreprise locale d’exportation de cacao basée à Honiara à soutenir les communautés et à offrir une source alternative de subsistance. Direct Management Limited (DML) est une des 14 entreprises qui soutient le projet FACT. En s’engageant avec cette entreprise, le projet vise à améliorer l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement pour en faire profiter toute l’industrie. Le projet FACT est géré par la division des ressources de la terre du Secrétariat de la Communauté du Pacifique et a pour objectif d’accroître le commerce des produits agricoles et de la forêt dans la région et les exportations de la région en assurant un approvisionnement cohérent et de qualité. Le projet FACT vise à accroître de façon durable, la qualité et l’éventail des exportations des produits agricoles et forestiers du Pacifique, et à contribuer à l’intégration des 14 membres du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) dans l’économie régionale et mondiale.
Source: CTA
L'UE accorde une aide de 200 millions d'EUR pour améliorer l'accès à l'énergie dans les pays ACP
13.11.09
La Commission européenne a annoncé, le lancement de la deuxième phase de la Facilité ACP-UE pour l'énergie financée sur le 10 e Fonds européen de développement (FED) pour la période 2009‑2013. Après une première phase de mise en œuvre réussie, l'Union européenne et le Groupe des États ACP sont convenus de consacrer 200 millions d'EUR pour financer la poursuite des activités destinées à améliorer l'accès des populations pauvres à des services énergétiques compatibles avec le développement durable et peu coûteux, ainsi que de contribuer à la lutte contre le changement climatique en s'efforçant de trouver des solutions qui privilégient les énergies renouvelables et de prendre des mesures d'efficacité énergétique.
Assemblée parlementaire paritaire Acp-Ue - Ouagadougou accueille la IVeme réunion régionale
10.11.09
Les parlementaires des pays Afrique-Caraïbe-Pacifique-Union européenne (ACP-UE) sont en concertation du 28 au 30 octobre 2009 à Ouagadougou et ce, dans le cadre de la IVe réunion régionale de l'Assemblée parlementaire paritaire. Cette rencontre présidée par le président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso a vu la présence du Premier ministre burkinabè et du président du Parlement malien.
Louis Michel, coprésident de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE : "Les APE sont un instrument de développement..."
Pour le président du Parlement burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, la rencontre de Ouagadougou doit déboucher sur des propositions pertinentes répondant aux aspirations des populations.
Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, abrite la IVe réunion régionale de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE. La rencontre, dont les travaux ont débuté le mercredi 28 octobre 2009, prend fin le vendredi 30 octobre 2009.
Kadhafi met en garde l’Europe
10.11.09
Le guide Kadhafi a mis en garde dans son message adressé au sommet de l’Ue tenu vendredi dernier à Bruxelles, contre le danger de l’envergure de ce phénomène et ses effets négatifs sur les pays de l’Ua et sur les relations afro-européennes.
Le leader Kadhafi a réaffirmé que l’émigration, malgré les conséquences qu’elle a engendrées, reste l’un des phénomènes les plus saillants du mouvement humain qui se poursuivent encore de nos jours, en raison des exigences humaines naturelles. Il a indiqué également que cette réalité se précisait davantage à l’ère de la Mondialisation qui a réduit les frontières entre les espaces et rapproché les peuples et les Nations, notamment entre l’espace africain et européen, vu que la Méditerranée n’a pas plus servi à travers les époques de l’histoire de barrière plutôt que de passerelle de contact reliant les peuples des deux continents par le biais des interactions culturelle, économique, religieuse ayant contribué à enrichir le patrimoine de la civilisation humaine.
Un accord sur la banane se profile à l’horizon
10.11.09
Les négociateurs commerciaux européens et latino américains de haut niveau ont déclaré que le plus long litige commercial au monde concernant la banane semble sur le point de se terminer, et un accord pourrait être mis en place à la fin de cette année. Régler le litige sur la banane pourrait donner un coup de fouet à l’Organisation mondiale du commerce dont le long cycle de négociations de Doha pour libéraliser le commerce mondial, comme d’autres négociations commerciales, a quelquefois été bloqué par la querelle remontant à plus de dix ans. Cesar Montano Huerta, le diplomate de haut rang de la mission de l’Equateur auprès de l’OMC, plus grand exportateur mondial de bananes, a déclaré que les responsables ont négocié intensément et espéraient même conclure un accord dans les deux prochaines semaines. Avec cet accord, qui pourrait être conclu avant la conférence ministérielle de l’OMC qui commence le 30 novembre, l’Union européenne réduirait les droits tarifaires sur les bananes pour les fournisseurs en Amérique latine et ailleurs. En retour, les latino américains laisseraient tomber les contestations contre l’UE en attente à l’OMC, et Bruxelles offrirait une compensation aux pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), essentiellement d’anciennes colonies françaises et portugaises, qui cesseraient de bénéficier d’un accès préférentiel au marché européen. Les conditions détaillées pourraient bien ressembler à un accord conclu en juillet l’année dernière en parallèle d’une réunion des ministres du commerce cherchant à faire avancer les négociations de Doha.
Le changement climatique au centre des discussions ACP-UE
10.11.09
Le Comité des ambassadeurs du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) a exprimé à l’Union européenne ses préoccupations concernant les menaces que fait peser le changement climatique sur les pays ACP, et exhorté la partie européenne à aider ces derniers à y faire face.
C’est à l’occasion d’une réunion tenue à la Maison ACP que le Comité des ambassadeurs a fait part de ces préoccupations à l’ambassadeur de la Suède, S.E.M. Christian Danielsson, et au Directeur général en charge du Développement à la Commission européenne, M. Stefano Manservisi. La Suède assure actuellement la présidence de l’Union européenne.
Outre le changement climatique, les deux parties se sont également entretenues sur le Traité de Lisbonne récemment ratifié et ses incidences sur les relations ACP-UE, ainsi que sur la crise financière et économique mondiale.
Cependant, les discussions ont essentiellement porté sur le changement climatique et les efforts déployés par chacune des parties en vue de la Conférence des Nations unies qui se tiendra sur cette question le mois prochain à Copenhague.
Dans son allocution de bienvenue, la Présidente du Comité des ambassadeurs ACP, S.E. Dr. Brave Ndisale, a souligné que le changement climatique met en péril les aspirations au développement, voire la survie de certains de « nos petits pays de faible altitude ».
Les APE divisent toujours
05.11.09
Les situations qui prévalent au Niger et en Guinée, l’intégration en Afrique de l’Ouest et la sempiternelle problématique des Accords de partenariat économique (APE) sont au programme du 4e rassemblement des députés de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE (APP-ACP-UE), dont les travaux se sont ouverts le 28 octobre à l’Hôtel Azalai ; une réunion qui devra batailler pour résoudre ce qu’un député nomme « déséquilibre », car, en face des parlementaires européens, d’un seul Parlement, il y a ceux de 50 Parlements africains.
Un seul objectif a motivé la création de l’assemblée parlementaire paritaire : raffermir les liens entre les élus et députés du Parlement européens et ceux de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (pays ACP). Ces élus œuvrent généralement à la promotion de la démocratie, des droits de l’homme et de certaines valeurs cardinales.
Pour la présente réunion, le menu a été dévoilé par les deux coprésidents de l’APP-ACP-UE, Wilkie Rasmussen ainsi que Louis Michel et surtout le chef du parlement burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré. On retiendra surtout du speech de Louis Michel qu’il a fait le tour de certaines questions qui préoccupent la sous-région, même si certains de ses collègues apprécient modérément son côté donneur de leçons.
ACP Fish II
05.11.09
La rencontre régional regroupant les pays d’Afrique de l’ouest poursuit la politique du programme ACP Fish II dont l’objectif global est de contribuer à la gestion durable et équitable des pêcheries devant conduire à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans les pays ACP. Le communiqué qui donne l’information souligne que le programme, qui a démarré en juin 2009, sera mis en œuvre pendant une période de 4.5 ans qui s’achèvera en novembre 2013. Il souligne que ACP Fish II est un programme décentralisé, qui sera géré régionalement par l’intermédiaire d’Unités Régionales de Facilitation (Urf) situées au Sénégal, au Gabon, en Ouganda, au Mozambique, à Belize et aux Iles Salomon, chacune regroupant un certain nombre de pays Acp. La même source précise que l’Ufr du Sénégal coordonnera les activités et initiatives du programme dans les pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’ivoire, Gambie, Ghana, Guinée Bissau, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo.
Aide UE pour améliorer l'accès à l'énergie dans les pays ACP
05.11.09
La Commission européenne a annoncé, aujourd'hui, le lancement de la deuxième phase de la Facilité ACP-UE pour l'énergie financée sur le 10 e Fonds européen de développement (FED) pour la période 2009-2013. Après une première phase de mise en œuvre réussie, l'Union européenne et le Groupe des États ACP sont convenus de consacrer 200 millions d'EUR pour financer la poursuite des activités destinées à améliorer l'accès des populations pauvres à des services énergétiques compatibles avec le développement durable et peu coûteux, ainsi que de contribuer à la lutte contre le changement climatique en s'efforçant de trouver des solutions qui privilégient les énergies renouvelables et de prendre des mesures d'efficacité énergétique.
Karel De Gucht, membre de la Commission chargé du développement, a déclaré: «Pour un véritable développement économique et social des pays les plus pauvres du monde, il faut un accès à des services énergétiques fiables. La Facilité pour l'énergie contribuera à la réalisation de cet objectif tout en favorisant une meilleure efficacité énergétique et des solutions énergétiques propres, deux points essentiels au moment où les pays en développement se rallient, eux aussi, à la cause que constitue la lutte contre le changement climatique.»
Dans la plupart des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, seuls 10 % de la population rurale ont accès à des services énergétiques modernes et compatibles avec le développement durable. Par ailleurs, l'utilisation de combustibles traditionnels, qui provoquent une pollution de l'air à l'intérieur des bâtiments, peut entraîner des problèmes de santé et des décès. Elle est également à l'origine d'une dégradation de l'environnement à cause du déboisement dû à une mauvaise exploitation des ressources naturelles utilisées pour ces combustibles.
L'UE renforce la coopération avec l'Afrique dans le domaine des transports
29.10.09
La Commission européenne va élaborer un plan d'action avec ses partenaires européens en vue d'examiner, sur une base permanente, les moyens qui permettraient d'améliorer et de renforcer les liaisons de transport entre les deux continents. Le plan d'action a été annoncé aujourd'hui au cours du forum euro-africain sur les transports qui s'est tenu dans le cadre des journées du RTE-T, à Naples, les 21 et 22 octobre. Le forum réunit des représentants des États membres de l'UE, de la Commission ainsi que des pays africains et des organisations régionales. Il est directement lié à la récente communication intitulée "Connecter l'Afrique et l'Europe : Vers un renforcement de la coopération en matière de transport". Cette communication concerne un outil visant à renforcer la coopération dans ce domaine essentiel, en mettant à la disposition du continent africain l'expérience de l'Europe dans ce secteur et en jetant les bases d'un plan d'action concrète pour étoffer les interconnexions entre les réseaux de l'UE et de l'Afrique. Cette coopération renforcée devrait également accroître les échanges, améliorer la sécurité et la sûreté et aboutir à un système de transport mieux adapté pour relever les défis du changement climatique.
Offre des Bahamas sur les services dans le cadre de l’APE
29.10.09
L’offre sur les services faite par les Bahamas dans le cadre de l’Accord de partenariat économique (APE) est «près» d'être totalement acceptée par l'Union européenne. «Ce n'est pas encore fait, mais il semble que nous soyons très proches d’une conclusion» a confié une source proche des négociations. C’est une bonne nouvelle pour les Bahamas si l’on sait que l'offre aurait dû être acceptée depuis quelques temps déjà. Ce résultat intervient après les retards successifs connus au printemps dernier et cet été. Les négociations engagées pour la finalisation d’une offre de services sont essentielles pour la conclusion d’un APE complet avec les Bahamas.
Négotiations commerciales CEDEAO-UE
27.10.09
Beaucoup de nuages planent sur la signature annoncée d’un Accord de partenariat économique(Ape) durant ce mois d’octobre entre l’Union européenne et la Cedeao. La rencontre des experts de la sous région sur la politique industrielle commune de l’Afrique de l’Ouest, qui s’est tenue du 28 au 30 septembre dernier, présente les prémisses d’un échec qui favorisera un énième report pour la conclusion d’un accord entre l’Europe et la Cedeao.
Lancement du rapport FED REPAOC
27.10.09
Avec l’inscription de deux principes fondamentaux sur lesquels doivent reposer les relations entre les pays membres de l’Union européenne et les Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, l’adoption de l’Accord de Cotonou, en 2000, a suscité beaucoup d’attentes des citoyens européens et ACP. Celui-ci introduit en effet l’égalité des partenaires et l’appropriation des stratégies de développement, ainsi que la participation de la société civile comme fondements des relations UE-ACP. Le Fonds européen de développement (FED), principal instrument d’aide de l’UE envers les pays ACP géré par la Commission européenne, devrait donc être programmé et mis en œuvre de façon à respecter ces principes fondamentaux. Le rapport REPAOC-Coordination SUD sur le 10ème FED démontre pourtant qu’il n’en est rien. Les principes fondamentaux de Cotonou restent peu concrétisés sur le terrain. Les modalités de programmation du FED ne permettent pas d’améliorer l’«appropriation» démocratique des stratégies de lutte contre la pauvreté, de même qu’elles ne contribuent que très faiblement à la participation citoyenne dans la définition, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques de développement et des stratégies de coopération de la Commission.
Échange de vues DFID/Eurodad sur la responsabilité mutuelle
27.10.09
La plupart des observateurs reconnaissent que la réunion de haut niveau qui s’est tenue en 2008 à Accra sur l’efficacité de l’aide tarde à porter ses fruits. Mais l’espoir est permis. En effet, le gouvernement rwandais est en passe de prendre des mesures en matière de responsabilité mutuelle, en pressant les donateurs présents dans le pays de s’engager à avancer sur certains objectifs convenus ensemble. L’organisme britannique d’aide et de développement DFID, a publié sur son blog un billet à ce sujet, auquel Eurodad a réagi – aussi via son blog – pour s’enquérir des projets du DFID et de la note qui lui a été attribuée. Le ministère britannique a pris en examen une liste de 18 engagements que les donateurs avaient pris - par exemple débloquer l'argent promis, inscrire l’aide dans le budget du gouvernement et donner des indications claires sur les projets financiers futurs.
Une participation record est attendue à la conférence sur le développement
27.10.09
Près de 6000 personnes se sont déjà inscrites aux Journées européennes du développement, cet évènement annuel sur l’aide et le développement qui débute jeudi au Parc des expositions de Stockholm. En plus d’un grand public d’intéressés, on dénombre parmi les participants le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le financier George Soros. Le nombre des participants semble jusqu’à présent être le plus grand de toute l’histoire des JED.
Finlande: l'Afrique prioritaire dans l'agenda politique
21.10.09
Selon un groupe d’agriculteurs, l’approche prudente de l’Europe face aux cultures génétiquement modifiées a un effet négatif sur l’agriculture en Afrique. Une délégation d’agriculteurs africains a rencontré des décideurs de l’UE à Bruxelles afin de discuter du rôle de la biotechnologie dans la lutte contre la crise alimentaire. Motlatsi Everest Musi, un petit cultivateur de maïs en Afrique du Sud, cultive du maïs Bt génétiquement modifié depuis 2005. Il a déclaré lors d’une manifestation EuropaBio que développer la technologie lui a permis d’augmenter ses bénéfices et de développer ses activités. Musi dit qu’il était venu à Bruxelles pour partager son expérience et transmettre un message aux Européens, à savoir que l’Afrique semble réticente à faire pousser des graines génétiquement modifiées parce qu’elle ne souhaite pas détruire sa relation avec l’Europe. Musi, qui a acquis 21 hectares de terres dans le cadre du programme de redistribution de la terre pour le développement agricole de l’Afrique du Sud en 2004, dit que ses rendements ont augmenté de 34% depuis qu’il est passé au maïs Bt. Cependant, il a indiqué ses préoccupations face à la réduction du nombre de pays faisant pousser des céréales GM, parce que l’Afrique ne souhaitait pas compromettre son amitié avec l’Europe. Le directeur exécutif de l’African Agricultural Technology Foundation (AATF), Daniel Fungai Mataruka, a reconnu que la perception des GM en Afrique était influencée par l’UE.
L'Afrique face aux OGM
21.10.09
Selon un groupe d’agriculteurs, l’approche prudente de l’Europe face aux cultures génétiquement modifiées a un effet négatif sur l’agriculture en Afrique. Une délégation d’agriculteurs africains a rencontré des décideurs de l’UE à Bruxelles afin de discuter du rôle de la biotechnologie dans la lutte contre la crise alimentaire. Motlatsi Everest Musi, un petit cultivateur de maïs en Afrique du Sud, cultive du maïs Bt génétiquement modifié depuis 2005. Il a déclaré lors d’une manifestation EuropaBio que développer la technologie lui a permis d’augmenter ses bénéfices et de développer ses activités. Musi dit qu’il était venu à Bruxelles pour partager son expérience et transmettre un message aux Européens, à savoir que l’Afrique semble réticente à faire pousser des graines génétiquement modifiées parce qu’elle ne souhaite pas détruire sa relation avec l’Europe. Musi, qui a acquis 21 hectares de terres dans le cadre du programme de redistribution de la terre pour le développement agricole de l’Afrique du Sud en 2004, dit que ses rendements ont augmenté de 34% depuis qu’il est passé au maïs Bt. Cependant, il a indiqué ses préoccupations face à la réduction du nombre de pays faisant pousser des céréales GM, parce que l’Afrique ne souhaitait pas compromettre son amitié avec l’Europe. Le directeur exécutif de l’African Agricultural Technology Foundation (AATF), Daniel Fungai Mataruka, a reconnu que la perception des GM en Afrique était influencée par l’UE.
Les ONG saluent la promesse de l’UE de ne pas imposer les APE à l’Afrique
21.10.09
Les organisations non gouvernementales (ONG) se disent satisfaites de la déclaration de la Commission européenne selon laquelle elle n’exercera de «pression indue» sur l'Afrique et les autres pays pour les amener à conclure les accords commerciaux controversés que sont les APE (Accords de partenariat économique). «La Commission continue à rechercher, dans le cadre d’un APE régional, des solutions adaptées à chacun des pays concernés afin de garantir leur accès au marché de l'UE sans droits de douane et sans quota, et de créer un meilleur environnement pour leur développement économique. Elle estime qu'il appartient aux pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) partenaires de décider eux-mêmes des règles commerciales qu’ils veulent négocier à ce stade, et de la portée de celles-ci». Cette déclaration de la Commission européenne, publiée le 1er octobre, sonne comme une victoire pour la Campagne Stop APE lancée depuis plusieurs années déjà. Le 27 septembre, septième anniversaire des négociations d’APE, plus de 80 organisations de 30 pays ont appelé à un changement radical dans l’orientation des pourparlers en cours, entre l'Union européenne et les pays ACP.
Fidji: expiration du protocole sucre
21.10.09
La cargaison de 30385 tonnes expédiée par la Fiji Sugar Corporation il y a deux semaines sera la dernière à bénéficier du protocole du sucre. L’économiste du sucre du Bureau du Premier ministre Viliame Gucake a déclaré que la FSC percevrait le nouveau prix -- 36 pour cent de moins par rapport au prix actuel – à partir de sa quatrième expédition jusqu’en 2015. Le prix préférentiel accordé dans le cadre du Protocole du sucre ACP/UE a expiré. M. Gucake a indiqué que l’Etat avait espéré que le prix préférentiel dont ont bénéficié les Fidji et d’autres pays ACP producteurs de sucre serait prolongé. Il a déclaré que comme les Fidji sont le pays producteur de sucre le plus éloigné du marché – sur la base de ce qui a été négocié par l’entreprise britannique Tate and Lyle – l’expédition demanderait trois à quatre semaines pour arriver à destination. M. Gucake a expliqué qu’avec le nouveau prix, la tonne serait payée 858$ nets. "De 1192$ nets la tonne à 858$ le 1er octobre" a-t-il déclaré. Il a indiqué que la FSC avait exporté au total 80043 tonnes de sucre brut lors de ses trois premières expéditions. M. Gucake a déclaré que l’entreprise recevrait 95,4 millions de dollars pour les trois expéditions. Le Secrétaire général de l’Association des producteurs de sucre de Fidji, Bala Dass a déclaré que les agriculteurs ne pouvaient rien faire à propos du nouveau prix, avec lequel ils vont définitivement perdre. Il pensait qu’il faudrait qu’il y ait un plan pour amortir la perte que subiraient les agriculteurs.
Afrique: conditions pour un accès complet au marché de l’UE
21.10.09
L’Afrique demande à son équipe de négociateurs commerciaux travaillant sur l’Accord de partenariat économique de se concentrer sur le développement économique avant de décider d’ouvrir les marchés à l’Union européenne. M. Erastus Mwencha, de la Commission de l’Union africaine, indique que le continent ne devrait pas être lié à des schémas chronologiques pour l’accord qui prévoit un accès total aux marchés africains à l’horizon 2025. M. Mwencha a déclaré au Forum des entreprises UE-Afrique à Nairobi que la date proposée était irréaliste. L’Afrique attendra l’amélioration de ses recettes nationales et de l’efficacité de ses industries pour faire concurrence à l’UE, a indiqué le représentant officiel. L’accord APE garantit à l’Afrique un accès non restreint aux marchés de l’UE, mais contrairement à l’accord précédent qui a expiré en 2007, les pays africains doivent ouvrir leurs marchés aux produits et services de l’UE. Si l’accord commercial est conclu, les pays africains continueront à avoir un accès sans contingent au marché de l’UE. L’accès total de l’UE aux marchés africains est prévu pour 2025, a déclaré Stefano Manservisi, directeur général pour le développement de la Commission européenne. M. Mwencha a indiqué que de nouvelles évolutions comme la crise financière peuvent affecter le rythme de la croissance économique de l’Afrique.
Maternité sans risque et prévention du VIH/sida dans les pays ACP
21.10.09
La Commission européenne a fourni une aide de 32 millions d'euros à 22 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) sur une période de six ans, pour contribuer à lutter contre la pauvreté et faciliter l'accès aux services et aux produits dans le domaine de la santé sexuelle et génésique et en augmenter la qualité. L'atelier international sur l'éradication de la pauvreté ainsi que sur la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation, organisé à Bruxelles les 14 et 15 octobre 2009, sera l'occasion d'évaluer la contribution de la Commission européenne dans le domaine de la santé et des droits en matière de sexualité et de procréation et de discuter des enseignements tirés et de la voie à suivre.
SIGNATURE DES APE : Vers une autre échéance
16.10.09
Pour la signature des Accords de partenariat économique (Ape), l’Afrique de l’Ouest et l’Union Européenne (Ue) vont vers une autre échéance. Le Directeur du commerce extérieur, Cheikh Saadbouh Seck, a souligné a indiqué, ce vendredi, que les deux parties ne sont pas prêtes pour signer fin octobre.
L’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne (Ue) étaient convenues pour signer l’Accord de partenariat économique (Ape) en fin octobre 2009. Mais, le Directeur du Commerce extérieur, Cheikh Saadbouh Seck, a indiqué vendredi, à l’atelier de mise à niveau des parlementaires, que les deux parties ne sont pas prêtes pour signer. Elles vont continuer de discuter sur les points de divergence pour parvenir à une signature de l’accord dont la date reste à être déterminée. Comme points de divergence, le Directeur du Commerce extérieur souligne le programme relatif à l’Accord de Partenariat économique pour le développement (Paped). M. Seck explique qu’autant la partie africaine estime ce programme à 9 milliards d’euros, autant l’Ue maintient sa position de ne pouvoir contribuer que pour 600 millions d’euros. Des fonds prévus pour le 10ème Fonds européen pour le développement (Fed). Aux yeux des experts africains, il n’ya pas de surplus de financement pour aider l’Afrique.
l'Assemblée ACP-UE condamne la répression des manifestations à Conakry
16.10.09
Le Bureau de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE condamne fermement l'utilisation de la force par le gouvernement guinéen pour disperser les manifestations à Conakry, en Guinée, le lundi 28 septembre 2009, ce qui a entraîné la mort de plus d’une centaine de civils.
Les actions des autorités guinéennes représentent une violation manifeste des éléments essentiels de l’Accord de Cotonou, tels qu'énoncés aux articles 8 et 9 de l'Accord, dont le gouvernement de Guinée est signataire. Le Bureau exprime sa sympathie aux familles des victimes.
Selon le Secrétaire général du Groupe ACP, les APE continuent à poser un défi de taille aux Etats ACP
16.10.09
Le Secrétaire général du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) a réaffirmé que les Accords de partenariat économique (APE) continuent de poser un défi majeur aux Etats membres du Groupe ACP, aux niveaux national, régional et tous-ACP.
Il a confié aux négociateurs en chef ACP présents à la réunion du groupe technique de suivi des négociations et de la mise en œuvre des APE que cette situation s’explique par le fait que le processus des APE a créé une différenciation au sein du Groupe et de certaines régions ACP.
Le Secrétaire général a concédé que les régions et certains pays ACP, au sein de leurs configurations régionales respectives, progressent à des rythmes variables.
Au total, seuls 25 pays ACP ont signé un APE complet ou intérimaire, tandis que 11 en ont paraphé un sans le signer, et que 42 n’ont ni signé, ni paraphé d’accord.
« La situation décrite plus haut, qui se traduit par des régimes commerciaux multiples entre les régions ACP et l’Union européenne, augure mal du renforcement les relations commerciales ACP-UE, et risque de surcroît de mettre en péril l’unité et la solidarité du Groupe ACP. C’est un sujet de grande préoccupation pour moi en tant que Secrétaire général et j’ai la conviction que vos régions et vos Etats membres partagent mon sentiment », a indiqué le Secrétaire général.
Pourquoi les Médias sont-ils importants pour le développement rural ACP?
13.10.09
Le prochain Briefing du Développement à Bruxelles aura lieu le 12 octobre 2009 et portera sur le rôle des médias dans le développement rural. Nous discuterons de la nécessité d'inclure les médias dans les débats sur le développement et d'accroître l'attention des donateurs mais aussi des défis auxquels les journalistes et spécialistes des médias doivent faire face pour aborder les questions de développement agricole et rural dans leur travail. Nous essayerons d'identifier comment les médias peuvent mieux servir les communautés rurales des pays ACP. Ce Briefing s'inscrit dans le cadre des manifestations du 25ème anniversaire du CTA et nous compterons parmi nous des décideurs de haut rang et des spécialistes des médias dans les pays du Nord et du Sud qui partageront leur expérience et leurs points de vue sur ces questions.
Rejet de l'accord de pêche UE-Guinée
13.10.09
Un projet d'accord de partenariat de pêche UE-Guinée a été rejeté à une faible majorité par la commission de la pêche du Parlement européen, après le recours à la force du gouvernement guinéen qui a causé la mort de plus de 100 civils à Conakry, lundi. L'accord permettrait d'allouer un financement de l'UE à hauteur de 450 000 euros par an pour développer le secteur de la pêche de la Guinée, en contrepartie de l'accès des bateaux de pêche de l'Union européenne aux eaux guinéennes.
Le dialogue politique UE-Afrique doit mettre l'accent sur la création de richesses
13.10.09
Le troisième Forum des affaires UE-Afrique a conclu ses discussions à Nairobi, au Kenya (28-29 septembre 2009), en s'accordant sur la nécessité pour l'Afrique de mettre l'accent non pas sur la réduction de la pauvreté, mais sur l'objectif plus dynamique de la création de richesses. Les participants ont également reconnu le besoin de renforcer l'intégration régionale, d'accroître les investissements et d'améliorer les infrastructures.Quelque 300 chefs d'entreprise africains et européens représentant des multinationales, des grandes sociétés, des petites et moyennes entreprises, des confédérations, ainsi que des institutions multilatérales et régionales, se sont réunis lors d'un forum de deux jours organisé par Raila Odinga, le Premier ministre kényan. Leurs discussions ont abouti à un certain nombre de recommandations
Les pays les plus pauvres du monde débattent d'une accession à l'OMC
13.10.09
Certains des pays les plus pauvres de la planète ont entamé lundi une rencontre de trois jours au Cambodge pour évoquer les moyens d'accélérer leur accession à l'organisation mondiale du commerce (OMC).
Des représentants de 12 pays africains et asiatiques devaient s'entretenir avec l'OMC, la Banque mondiale, la Commission européenne et les agences des Nations unies à Phnom Penh pour évoquer notamment les risques que représentent pour eux une intégration dans l'OMC.
Les producteurs de sucre de Maurice confirment la fusion
06.10.09
Deux grands producteurs de sucre mauriciens cotés à l’indice de référence SEMDEX et MDEX ont confirmé leurs plans de fusion d’ici la fin de l’année. Le secteur du sucre est un des piliers séculaires de l’économie de 9 milliards de dollars annuels de cette île de l’Océan Indien. Il investit des centaines de millions de dollars pour produire du sucre raffiné au moment où l’Union européenne baisse le prix garanti appliqué aux exportations des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Dans des annonces faîtes à leurs actionnaires, Mon Desert-Alma Limited MDAO.MZ (MDA) et Savannah Sugar Estates Company SVAO.MZ (SAV) ont dévoilé la fusion en précisant qu’elle restait soumise à l’approbation des régulateurs et des actionnaires. Les deux communiqués ont indiqué que SAV sera l’entité résultant de cette fusion. Les deux entreprises ont déclaré que la fusion serait reportée au 31 décembre 2009 afin de respecter les exigences de la loi. D’après la Chambre d’agriculture de Maurice, les exportations de sucre représentent environ 3% du PIB de Maurice. L’expiration du protocole du sucre de l’UE engendrera une chute cumulée de 36% du prix du sucre brut qui tombera à 336 euros la tonne contre le prix garanti qui était de 523,70 euros. Les deux autres producteurs de sucre, Harel Freres Limited HARF.MZ et Mount Sugar Estates Company Limited MOUN.MZ, envisagent également une fusion en janvier 2010.
Relations commerciales UE-Maurice
06.10.09
"Pourquoi devrions-nous nous livrer à l'invasion des produits européens fortement subventionnés? Quel sera l'impact des sorties de capitaux du fait de services stratégiques tels que les télécommunications, le port, l'énergie et l'eau en cours de libéralisation et de privatisation dans l'intérêt des entreprises européennes?" Telles sont les questions auxquelles 'Rezistans ek Alternativ', un mouvement politique mauricien, veut des réponses après que le gouvernement de son pays, ainsi que Madagascar, les Seychelles et le Zimbabwe, ont signé un accord provisoire de partenariat économique (APE) avec la Communauté européenne à la fin du mois dernier. Ils ont demandé d’organiser une session extraordinaire du parlement pour débattre de l'accord.
Ethiopie: Potocnik informé sur les activités de l’Union Africaine
06.10.09
Le commissaire de l’Union européenne en charge de la Science et de la Recherche, Janez Potocnik, s’est rendu au siège de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba (Éthiopie), dans le cadre de l’accord de Partenariat stratégique Afrique-UE conclu par l’UA et l’UE lors du Sommet de Lisbonne (Portugal) en décembre 2007. M. Potocnik a rencontré le commissaire de l’UA chargé des Ressources humaines, de la Science et de la Technologie, Jean Pierre Ezin, pour discuter de leur actuel partenariat dans ces deux derniers secteurs. Ils ont passé en revue les principaux domaines de coopération et discuté de la recherche spatiale, des sciences de la terre, du suivi de l’environnement et du partenariat pour la paix. A cet égard, le commissaire Potocnick a été informé sur le Système continental d’alerte rapide (SCAR) du Conseil de paix et de sécurité. Cette visite a également été l’occasion de rappeler l’importance de la haute technologie dans le suivi de l’environnement et du changement climatique. A ce propos, la délégation de l’UE a également visité les locaux abritant le programme de Suivi de l’environnement en Afrique pour le développement durable (AMESD), dédié à la gestion durable des ressources naturelles dans les régions de l’UA.
Tanzanie: la TCCIA face aux accords commerciaux avec l'UE
06.10.09
Les membres de la communauté tanzanienne des affaires ont été encouragés à tirer parti des opportunités offertes par l’Accord de partenariat économique (APE) pour soutenir leurs entreprises et dynamiser l’économie du pays. Ils doivent également apporter leur appui à l’accord, a déclaré M. Tamim Amijee, conseiller en développement du secteur privé auprès de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de la Tanzanie (TCCIA), antenne de Mwanza. Ils pourraient, selon lui, obtenir un financement de l’Union européenne et des avantages du régime commercial ACP s’ils élaboraient des «business plans» raisonnables. Une enveloppe de 555 millions d’euros a été réservée par l’UE à la Tanzanie, a-t-il indiqué. Sur ce montant, 80% sont destinés au budget du gouvernement, le secteur privé pouvant bénéficier des 20% restants, a-t-il précisé. Toutefois, a-t-il mis en garde, il faut que les entrepreneurs soient créatifs pour accéder à ce financement. D’où la nécessité de se lancer dans un programme de formation qui permettrait de comprendre la multitude d’opportunités offertes par ces accords, a fait remarquer M. Amijee. Il a également invité la communauté des affaires à rappeler régulièrement à l’ordre le gouvernement, chaque fois qu’elle estime qu’il ne joue pas son rôle tel que stipulé dans les accords. Le président régional de la TCCIA à Mwanza, M. Kahungwa, a reconnu que, contrairement au passé, le gouvernement fait actuellement tout son possible pour soutenir le secteur privé. La région de Mwanza a bénéficié du financement APE pour améliorer les infrastructures et produire un coton de qualité, surnommé ‘l’or blanc’ dans la région.
La Finlande établit des liens plus étroits avec les pays caribéens
06.10.09
Le Dr. Len Ishmael, Directeur Général de l’Organisation des Etats de l’est des Caraïbes (OECS), était en visite en Finlande les 14-15 septembre, accueilli par le Ministre des Affaires étrangères. Len Ishmael, originaire de St. Lucie, dirige l’Organisation des Etats de l’est des Caraïbes (OECS), formée de neuf états insulaires de l’est des Caraïbes. Créé en 1981, l’organisation a développé la coopération entre les états membres pour que les pays disposent d’une Union monétaire et d’une banque centrale communes, réalisent une coopération étroite entre les systèmes judiciaires respectifs, et des efforts pour une collaboration politique plus étroite.
Afrique-UE: déclaration de Lusaka
06.10.09
Les ministres et les ordonnateurs nationaux des Etats ACP membres du COMESA, de la CAO, de l’IGAD et de l’OIC, leurs administrateurs généraux, et des hauts responsables de la Commission européenne ont organisé une réunion de deux jours les 14 et 15 septembre 2009 à Lusaka, capitale de la Zambie. La réunion conjointe à haut niveau était organisée sur le thème «Améliorer la mise en œuvre dans le programme d’intégration régionale de la région AOA–OI». La réunion a discuté des évolutions récentes de l’intégration régionale en Afrique orientale et australe et dans la région de l’Océan Indien, et plus particulièrement de l’utilisation du financement de la CE pour l’intégration régionale. La réunion s’est penchée sur la façon d’améliorer l’efficacité de l’aide pour soutenir les stratégies régionales. Elle a également abordé le thème de la cohérence entre les politiques régionales et nationales. En outre, la réunion a discuté de la paix et de la gouvernance démocratique dans le cadre d’une stratégie conjointe Afrique-Union européenne, de la crise économique et financière mondiale et de la sécurité alimentaire.



